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JO 2024 : Pour Claude Onesta, « on pourrait se retrouver à plus de 70 médailles » à la fin des Jeux
DREAM BIGGER•Le manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport veut croire que la deuxième semaine des JO 2024 sera elle aussi pourvoyeuse en médailles pour le clan tricoloreA.L.G.
Alors que l’équipe de France va dormir à la troisième marche du podium au classement des médailles, avec 41 médailles au compteur samedi soir, dont 12 en or, Claude Onesta, le manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport, a dressé un premier bilan chez nos confrères de L’Equipe et sur France Info.
Devant un petit thon-frites à la fraîche, en direct du Club France, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de handball n’a pas boudé son plaisir par rapport aux objectifs initiaux fixés par Emmanuel Macron (à savoir se rapprocher de la 5e place mondiale). « Aujourd’hui (samedi), on est deuxième, donc forcément au-dessus de notre plan de route », a-t-il commencé par dire.
« On avait 43 médailles potentielles sur l’ensemble des épreuves de la première semaine, on en a décroché 36, soit un taux de conversion de 84 %. C’est exceptionnel », s’est félicité Onesta, qui a tenté de travailler avec ses équipes pour améliorer ce fameux taux de conversion.
« Ce qui pèche dans l’histoire du sport français, c’est le taux de conversion : combien de médailles potentielles on convertit en médailles réalisées. À Tokyo, il était de 50 %, rappelle l’ancien handballeur. On travaille depuis des mois avec le plan coach, le dispositif Gagner en France et l’accompagnement des athlètes pour aller chercher tous ces petits détails qui peuvent générer l’échec afin d’y mettre fin. »
Le record de Pékin 2008 déjà battu
Dès lors, et même si on risque de perdre des places alors que la session d’athlétisme vient tout juste de débuter, le manager de la haute performance de l’ANS se veut optimiste. De là à atteindre les 85 médailles potentielles identifiées en début d’olympiade ?
« Non, car cela voudrait dire 100 % de taux de conversion et même dans le monde de Walt Disney, ça n’existe pas, rétorque Claude Onesta. On en envisageait 43 jusqu’à hier et contrairement à tout ce que j’entends depuis hier, le potentiel de la deuxième semaine n’est pas plus faible que la première. Si on fait des maths pures, on en a 36 aujourd’hui (samedi matin), il en reste 42 potentielles. On pourrait en décrocher 35. On pourrait donc se retrouver à plus de 70 médailles. »
Quoi qu’il arrive, ces JO 2024 sont d’ores et déjà une réussite car, avec 41 médailles dans les fouilles, et au moins trois autres d’assurées, puisque trois boxeurs se sont qualifiés pour les demi-finales, et sont assurés, a minima, de la médaille de bronze, le clan tricolore va donc battre son record qui datait de 2008 à Pékin (43). Mais maintenant qu’on a goûté au plaisir de la gagne, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?


















