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Luis Enrique est-il en train de créer une machine de guerre pour l'Europe ?

Real Sociedad-PSG : « Paris m'a surpris »… Luis Enrique est-il en train de créer une machine de guerre pour l'Europe ?

FootballSouvent en difficulté à l’extérieur lors des sorties européennes, le PSG s’est imposé en toute tranquillité contre la Real Sociedad mardi soir
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Paris s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions après avoir battu la Real Sociedad mardi soir (1-2), à Saint-Sébastien.
  • Le PSG n’a jamais tremblé lors de cet affrontement, chose que le club de la capitale ne nous avait pas habitué.
  • Luis Enrique, le coach parisien semble avoir trouvé les bons ressorts pour amener cette équipe loin en Europe.

De notre envoyé spécial à Saint-Sébastien,

Une petite part de nous n’a pas pu y résister. Juste avant le coup d’envoi de ce huitième de finale retour de Ligue des champions, au moment où les chœurs basques entonnaient le « Txuri-urdin », l’hymne de la Real Sociedad, et que l’ambiance commençait à monter sérieusement dans cette Reale Arena bondée, notre cerveau s’est imaginé le pire. Et si le PSG nous faisait encore des siennes : une élimination grotesque après avoir gagné le match aller 2-0.

Heureusement, le but précoce de Kylian Mbappé, quinze minutes après que notre esprit torturé se soit mis en route, a rassuré tout le monde. D’autant que les coéquipiers de Mikel Oyarzabal n’ont jamais su se montrer à la hauteur de leur visiteur du soir. Imanol Alguacil, l’entraîneur de la Real Sociedad, avait eu beau répéter, la veille de la rencontre, que si ses joueurs reproduisaient l’heure de jeu effectuée au Parc des Princes à l’aller, l’exploit ne serait pas loin, il n’en a rien été.

Beraldo, tout lui réussit

Si les Basques ont été en deçà de leur niveau, c’est surtout que le PSG a livré un très bon match à l’extérieur, là où il avait tendance à baisser pavillon depuis le début de la saison en Ligue des champions, que ça soit à Newcastle ou à Milan, et dans une moindre mesure Dortmund. Le tout avec équipe de gamins (23 ans de moyenne d’âge) et une défense expérimentale, en l’absence de Marquinhos et Danilo Pereira. Alors, Luis Enrique a bricolé : le revenant Nuno Mendes, à gauche, a fêté sa première titularisation depuis Mathuzalem et Lucas Beraldo (20 ans), déjà auteur d'un gros match à l'aller, a été associé dans l’axe de la défense à Lucas Hernandez.

Arrivé cet hiver, le Brésilien est déjà en train de conquérir tous les cœurs parisiens. Imperturbable en défense, il a aussi été décisif sur le second but de Mbappé, en adressant une merveille de passe qui a cassé les lignes basques. « Je me sens vraiment bien, mais ce n’est pas seulement moi, c’est toute l’équipe qui a très bien réussi à remplir son rôle, a sobrement commenté l’ancien joueur de Sao Paulo. Tout le monde a réussi à bien exécuter ce que l’entraîneur nous proposait. »

Le plan parfait de Luis Enrique

Tout le monde, notamment Ousmane Dembélé. Placé dans un rôle hybride – entre un faux 9, meneur de jeu, milieu de terrain – Dembouz a connu pas mal de déchet technique, mais a joué un rôle essentiel, notamment pour aider Nuno Mendes sur son côté gauche sur les phases défensives. « Notre objectif était de générer de la supériorité, a développé le maestro Luis Enrique. L’équipe a été formidable. Nuno Mendes a été aidé et la Real n’a pas pu résoudre cette supériorité. »

Un plan machiavélique, « clair », selon Kylian Mbappé et Warren Zaïre-Emery, insolvable pour la Real Sociedad, qui n’a pu que constater les dégâts. « Ils ont beaucoup de très bons joueurs. Vous avez vu leur travail défensif, saluait Imanol Alguacil. Pour nous enlever le ballon, il faut courir beaucoup, et c’est grâce à leur travail défensif qu’ils ont pu le faire. » Même admiration chez Martin Zubimendi, le milieu de terrain basque :

« Moi, ils m’ont surpris au niveau de l’engagement défensif qu’ils mettaient. La qualité individuelle des joueurs, on la connaissait, mais le pressing, notamment à la perte du ballon, a été l’une des clés, et ils ont été forts à ce niveau. » »

« C’est le trophée à gagner »

A tel point que le n°4 basque, impressionné par la performance de son adversaire du soir, place le Paris Saint-Germain parmi « les favoris » au titre en Ligue des champions. Ni plus, ni moins. Une victoire en C1, ne nous emballerions-nous pas un peu trop vite ? Pas forcément, rapporte Luis Enrique : « On a de l’ambition. Il faut demander aux rivaux s’ils veulent jouer contre nous. On verra où on peut aller, mais on aura la même ambition en quart de finale. L’équipe a prouvé qu’elle pouvait battre tout le monde, on n’a pas peur. C’est le trophée à gagner depuis que je suis arrivé. »

« On va continuer à travailler pour aller gagner les prochains matchs, embrayait Warren Zaïre-Emery au micro de Canal+. Ce qui nous attend, c’est la meilleure partie de la saison, on va tout donner pour tout gagner, c’est l’objectif. » Le coach espagnol avait de toute façon prévenu tout le monde avant la trêve hivernale : le PSG allait être plus fort en février et sera même encore plus fort la saison prochaine. Suffisant pour réaliser le back to back en Ligue des champions ?