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« La Real Sociedad devient un grand club », confie Asier Illarramendi

Real Sociedad-PSG : « Les gens descendent des villages pour voir les matchs »… Asier Illarramendi raconte sa Real

FOOTBALLAsier Illarramendi, l’ancien capitaine de la Real Sociedad, aujourd’hui à Dallas en MLS, évoque le changement de dimension du club basque, avant le 8e de finale retour de Ligue des champions contre Paris
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Avant le huitième de finale retour de la Ligue des champions entre la Real Sociedad et le PSG, ce mardi, « 20 Minutes » a interviewé l’ancien capitaine basque et international espagnol Asier Illarramendi.
  • Le joueur également passé par le Real Madrid croit aux chances des Txuri Urdin de se qualifier, malgré le 2-0 encaissé à l’aller.
  • Asier Illarramendi évoque la nouvelle dimension prise par la Real Sociedad, notamment depuis les travaux qui ont permis un réaménagement du stade.

De notre envoyé spécial,

Il est passé des averses qui tombent régulièrement au Pays basque à la canicule qui frappe le Texas. Mais, même à plusieurs milliers de kilomètres, Asier Illarramendi, qui évolue désormais à Dallas en MLS, est très attentif à ce que fait son club de toujours, la Real Sociedad, où il a passé treize ans, entrecoupés de deux saisons au Real Madrid. Alors, avant le huitième de finale retour face au PSG, l’ancien capitaine basque, parti l’été dernier, confie tous ses espoirs, même si les Txuri Urdin partent avec un train de retard.

Est-ce qu’il y a encore de l’espoir pour la Real Sociedad dans ce huitième de finale, après la défaite à l’aller, la mauvaise dynamique, les nombreux blessés ?

C’est sûr que c’est devenu compliqué pour la Real Sociedad. Mais ils ont une très bonne équipe capable de renverser la situation. C’est vrai que le PSG est une grande équipe et ça sera difficile. Mais ils jouent à domicile, devant le peuple txuri urdin, et après tant d’années sans jouer la Ligue des champions, je crois que l’ambiance sera exceptionnelle pour une affiche comme celle-là et l’équipe aura à cœur de faire quelque chose d’incroyable. Et je pense que l’élimination en demi-finale de la Coupe du roi, mercredi, va donner encore plus envie aux joueurs de réaliser un exploit.

Vous parliez d’ambiance à la Reale Arena. A quoi doit s’attendre le PSG, ce mardi ?

Il y a eu un grand changement avec les travaux réalisés à Anoeta, en supprimant la piste d’athlétisme, qui entourait le terrain et ne permettait pas une ambiance très chaude, où il n’y avait qu’une seule partie du stade qui encourageait l’équipe. Maintenant, les supporteurs sont vraiment derrière l’équipe en étant proche du terrain, et tout le stade les encouragera. Ça chantera avant même le début du match, au moment où l’équipe arrivera au stade. Ça sera vraiment une belle ambiance.

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Ce changement de configuration des tribunes, cela change-t-il vraiment quelque chose quand on est sur le terrain ?

Quand tu vois que tout le stade pousse derrière toi, et plus seulement une seule tribune, évidemment que ça change. La force que nous donnent les supporteurs en étant proches est incroyable. C’est plus « facile » pour presser, pour te donner à 100 %. C’est un aspect fondamental.

Quel est le rapport des Donostiarras (habitants de Saint-Sébastien) avec la Real Sociedad ?

La Real Sociedad, plus que l’équipe de Saint-Sébastien, est l’équipe de toute la province de Guipuscoa. Il y a énormément de gens qui descendent des villages pour assister aux matchs de la Real Sociedad. C’est une vraie communauté. Le football est le sport roi, ici, et tout le monde adore la Real Sociedad.

Changement de stade, stabilité institutionnelle, performances sportives en hausse… Jusqu’où peut aller la Seal Sociedad ?

Bon, en Liga, on sait qu’il y a des équipes comme le Real ou le Barça qui ont des budgets énormes, et c’est difficile de venir les concurrencer sur un championnat à 38 journées. Mais je crois que la Real Sociedad a beaucoup grandi ces cinq dernières années, en se qualifiant pour l’Europe. Le club est train de devenir un « grand » de Liga, qui impose le respect. Et on espère que ça perdurera, en essayant petit à petit de se rapprocher des deux plus grands, même si c’est très difficile.

Et puis, arriver à ce niveau-là avec une majorité de joueurs formés au club, doit être un motif de fierté, non ?

Le club s’est toujours appuyé sur son centre de formation, mais aujourd’hui, c’est vrai que c’est la base de l’équipe (Oyarzabal, Zubimendi, Barrenetxea, Olasagasti…). Plus de 50 % de l’équipe première vient du centre de formation. Tous ces joueurs se connaissent depuis qu’ils sont gamins, ils jouaient ensemble à 12, 13, 14 ans. Et puis, ça permet aux gens de s’identifier encore plus à l’équipe, à se sentir représentés dans ce club. Pour les joueurs qui viennent d’ailleurs, il n’y a pas trop de problèmes d’adaptation, parce que c’est vraiment un super groupe. Et la Real Sociedad, au moment de recruter fait très attention aux valeurs humaines des gars qui arrivent. Tu ne peux pas seulement être un très bon joueur. C’est surtout de super personnes, qui se fondent dans l’environnement local.

Le fait qu’Imanol Alguacil, formé aussi à la Real Sociedad, entraîne ce groupe doit également faciliter les choses ?

Il y a beaucoup de joueurs de l’équipe actuelle qui ont connu Imanol dans les catégories de jeunes, donc il connaît super bien ses joueurs. Imanol est le patron de cette Real Sociedad, qui dirige tout. Depuis qu’il a pris en main l’équipe première (en 2018), tout le club a grandi, pas seulement l’équipe. C’est vraiment un entraîneur qui travaille beaucoup, qui aime bien être en contact avec les joueurs, qui est très proche d’eux. Il arrive à faire ressortir le meilleur de chaque joueur. Même s’il n’y a que 11 joueurs sur le terrain, il donne autant d’importance à ceux qui ne jouent pas. Il analyse super bien les matchs, a des réponses à toutes les situations. C’est un entraîneur complet, et c’est le meilleur pour cette Real Sociedad.