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FOOTBALLLe maillot lensois spécial Sainte-Barbe, raconté par son designer fan du RCL

Lens-OL : « J’ai des idées pour pas mal d’années », le designer du maillot spécial Sainte-Barbe évoque sa conception

FOOTBALLÀ l’occasion de la Sainte-Barbe, sainte patronne des mineurs, le RCL portera un maillot spécial, concocté par un designeur indépendant, face à Lyon, ce samedi
Les joueurs du RCL lors de la présentation de ce maillot spécial
Les joueurs du RCL lors de la présentation de ce maillot spécial - RC Lens / RC Lens
Antoine Huot de Saint Albin

Propos recueillis par Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le RC Lens reçoit l’Olympique Lyonnais, ce samedi au stade Bollaert, et rendra hommage à la Sainte-Barbe, la sainte patronne des mineurs.
  • Pour l’occasion, comme depuis trois ans, les Sang et Or porteront un maillot spécial, désigné par Soto Minguez, alias SOTO.
  • Ce supporteur du RCL nous raconte les dessous de cette collaboration.

Elle est honorée le 4 décembre. Mais c’est durant tout un week-end que le bassin minier rend hommage à la sainte patronne des mineurs, pompiers et artificiers. Un festival est notamment organisé de vendredi à dimanche à Lens et Liévin et, évidemment, la Sainte-Barbe sera aussi honorée au stade Félix-Bollaert, ce samedi à l’occasion de Lens-Lyon (17 heures). Il y aura notamment une exposition de produits de la mine et une distribution de rassacache, le plat typique des mineurs.

« C’est une symbolique forte que j’ai découverte en arrivant au club, a expliqué Franck Haise, l’entraîneur des Sang et Or en conférence de presse, relayé par le site Lensois.com. C’est fort pour les gens qui ont connu le travail dans les mines, pour leur famille, leurs descendants et c’est un symbole fort de ce que doit être notre club, dans la cohésion, les efforts, la générosité. » Pour l’occasion, et comme depuis plusieurs années, le RCL revêtira un maillot spécial, dont le design est conçu, depuis trois ans, par l’artiste local Soto Minguez, alias SOTÓ.

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Comment est née cette collaboration entre vous et le RC Lens pour ce maillot spécial Sainte-Barbe ?

Au départ, c’est Puma [équipementier de Lens] qui m’a contacté il y a un peu plus de trois ans. Ils avaient vu mon travail sur différents sports et clubs. Au tout début, c’était pour des maillots de basket, notamment les Metropolitans 92, et puis dans la foulée, ils m’ont demandé si ça m’intéresserait de faire le maillot de Lens pour la Sainte-Barbe, lors de la saison 2021-2022. En plus, je suis supporteur de Lens, et je serai au stade cet après-midi, donc c’est bien tombé. Puma était content du résultat, le club aussi, donc l’opération s’est renouvelée.

Quelles ont été les conditions de Puma et le club pour le design de ce maillot ?

Pour ce qui est de Puma, c’est de réaliser un design en adéquation avec l’identité de l’équipementier et en prenant en compte les contraintes et envies techniques, que ce soit par la coupe du maillot, l’encolure ou le col utilisé, et les diverses finitions qu’elles soient en bas de manches, de maillot ou sur divers éventuels empiècements. De la part du club, ça a été assez libre, même s’il y a toujours des petites orientations, comme sur les couleurs. Sur les trois années, j’ai eu plus ou moins carte blanche.

La seule chose qui était impérative, c’est que ça soit un hommage à la Sainte Barbe et aux 90 ans du stade Bollaert. Certains motifs sont dans la charte du club depuis deux ou trois ans, comme le vitrail, qui représente la Sainte Barbe elle-même ou la lampe de mineurs. Moi j’ai confectionné les autres motifs en essayant d’être le plus proche possible du même style, que ça soit sur la tour, les terrils, le maillot. J’ai également mis en place la typographie.

Il y a eu beaucoup de changements entre la première version que vous avez proposée et la version finale ?

Quelques-uns, par rapport à la confection, et des petits détails, de couleurs ou de formes notamment, mais rien d’énorme. La collaboration avec le club et Puma est très agréable sur ce point. J’avais proposé deux couleurs différentes, et c’est le vert qui a été choisi.

Vous préparez combien de temps à l’avance ce maillot ?

La confection d’un maillot se fait en plusieurs temps, entre celui du design, puis des validations et modifications, et enfin le temps des prototypes et de la fabrication. Les premiers croquis datent ainsi de plusieurs mois. Il va de soi que l’on ne peut pas révéler quoique ce soit avant que le club et/ou l’équipementier le dévoile. D’ailleurs j’attends toujours le lendemain de la [divulgation] pour en parler. Ce qui me fait sourire, c’est lire, plusieurs jours voir des semaines avant, les différents twittos (Xos, maintenant) annonçant avoir des sources sûres sur ledit maillot, et savoir qu’ils sont totalement à côté.

N’est-ce pas compliqué de trouver un nouveau design au bout de trois ans pour ce rendez-vous si spécial ?

Autant il y a des clubs pour lesquels c’est un peu plus compliqué, car l’histoire est moins riche. Mais, sur Lens et le bassin minier, l’histoire est très riche. Et si le club me renouvelle sa confiance, j’ai des idées pour pas mal d’années.

Ça vous fait quoi d’être dans le stade et de voir les joueurs avec « votre » maillot ?

C’est intéressant et glorifiant, d’autant que sur les deux années précédentes, le match s’est bien passé. C’était vraiment le match de gala de la saison, parce que, à chaque fois, c’était contre le Paris Saint-Germain. Sur le coup, je ne me rends pas vraiment compte, en fait. Jusqu’à une semaine après le match, j’ai du mal à réaliser que c’est ce que j’ai fait. Avec le retour des gens, ceux qui me taguent, commentent ou m’envoient des messages que je prends conscience de tout ça. J’essaie aussi de me remettre dans ma peau d’enfant et de me demander ce qu’aurait pensé le petit Soto de 11 ans en 1995 pour son premier match à Bollaert, si on lui avait dit qu’un jour les Sang et Or porteraient son maillot. Je crois qu’il aurait été fier et ému. C’est ce que je suis.

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