Lens-Arsenal : « Dans le top 1 des ambiances »… Comment Bollaert a passé une journée de rêve pour le retour en C1
FOOTBALL•Le stade Bollaert a vibré avec ses joueurs lors de la victoire lensoise contre Arsenal, mardi soir en Ligue des champions (2-1)Antoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Dans une ambiance incroyable au stade Bollaert, le RC Lens a battu Arsenal (2-1), mardi en Ligue des champions.
- Toute la journée, l’atmosphère autour de l’arène lensoise était différente pour le retour de la C1 dans l’Artois vingt ans après.
- Tous les joueurs lensois ont souligné l’importance des supporteurs après le match.
Au stade Bollaert à Lens,
Ne vous étonnez pas, ce mercredi matin, d’avoir un problème pour trouver un ORL de disponible dans le Pas-de-Calais ces prochains jours. Avec la folle ambiance mise par le stade Bollaert lors de la rencontre face à Arsenal (2-1), il y a sûrement une augmentation du nombre d’acouphènes dans le secteur. « On a fait pas mal de matchs ici, et je pense que c’est l’une des plus belles ambiances, a reconnu Jonathan Gradit après la rencontre. Dès l’échauffement, on a senti qu’il y avait une ferveur différente. »
En réalité, tout a commencé bien avant l’échauffement. Dès mardi matin, une foule immense s’est pressée devant la boutique du RCL, à deux pas de Bollaert pour récupérer le « Précieux » : la nouvelle tunique des Sang et Or, en hommage aux soirées européennes vécues par le peuple lensois il y a vingt ans. « Ça fait longtemps que je bosse ici, et je n’ai jamais vu ça », nous a confiés un salarié du club devant la boutique, où la file d’attente ne cessait de grandir.
Des fans anglais disséminés un peu partout dans le stade
« Je n’ai plus de mots pour eux, souriait Brice Samba. C’est juste incroyable, on est chanceux de jouer devant eux. » Si les Lensois, pour certains présents devant les grilles du stade quatre heures avant le coup d’envoi, étaient évidemment en masse, les supporteurs d’Arsenal n’ont pas été en reste. En plus de l’énorme contingent présent dans le parcage, de nombreux fans (anglais et français) des Gunners garnissaient également les autres tribunes.
Comme Kylian et Nathan, 20 ans tous les deux, impressionnés par le stade lensois, qui venaient pour la première fois voir un match officiel des Gunners depuis Metz, avec un retour juste après la rencontre. « On a déjà fait cet été un match amical à Nuremberg, mais, là, c’est autre chose, c’est mon premier match de Ligue des champions. » Prix du bonheur : 215 euros la place.
« Dans le top 1 des ambiances »
Si on les a entendus après le but de Gabriel Jesus (14e), qui a pendant quelques minutes un peu plombé l’ambiance, les fans anglais ont été réduits au silence face à la puissance des voix artésiennes, bien chauffés par Sylvano, le speaker, lors de la composition des équipes, qui a un peu servi de guide au moment du déploiement du tifo dans la tribune Marek. « Il y a eu de très belles soirées l’année dernière, mais cette ambiance [face à Arsenal] est dans le top 3, et peut-être dans le top 1, souriait Florian Sotoca. Il y avait tout : une grande ambiance, une grande équipe en face de nous. »
« Aujourd’hui, on récolte les fruits de ce qu’il s’est passé la saison dernière, c’est une fête exceptionnelle, un match sans pression qu’il faut savourer, nous a glissés Jonathan, un fan du RC Lens venu de Picardie, avant la rencontre. Tu sens qu’il y a une atmosphère particulière, tu sens que c’est le haut niveau qui va arriver sur la pelouse, tu te poses plein de questions, tu te dis que ça va être hyperdifficile. T’as envie de faire la fête après le match. »
Wahi célébré par Bollaert
La fête, les supporteurs lensois l’ont faite encore plus après les buts d’Adrien Thomasson (25e) et Elye Wahi (69e). Une explosion de bonheur, qui a marqué le nouvel attaquant des Sang et Or, arrivé cet été de Montpellier, qui, peu prolixe devant les journalistes, a quand même tenu à souligner ce moment si particulier, lui qui a inscrit son premier but en Ligue des champions.
« Ça m’a fait bizarre, car je n’ai pas l’habitude. Et voir le public chanter mon nom, c’est quelque chose de très fort. » »
Franck Haise, le manageur lensois, lui, a fait remarquer que c’était du donnant-donnant : « Le public nous a transcendés, mais je pense que nos joueurs l’ont transcendé aussi. Il y a une symbiose. C’est toujours l’un avec l’autre et quand c’est comme ça, ça fait des belles soirées. » Il devrait y en avoir une autre, dès la fin de la semaine. Entraîneur et joueurs avaient déjà à l’esprit le prochain match, face à Lille, dimanche, dans le derby. Si les supporteurs lillois seront interdits de stade, nul doute que les Lensois mettront la même « pagaille » dans les oreilles des spectateurs. Et qu’un nouveau rendez-vous sera pris chez l’ORL. Parce qu’ils le valent bien.


















