Violences conjugales : Abandon des poursuites contre l’ex-star de Manchester United Ryan Giggs
FOOTBALL•Eprouvée par les audiences de l’an dernier, la plaignante et ex-compagne de Ryan Giggs ne souhaite pas témoigner de nouveau20 Minutes avec AFP
Après de trois ans de procédure, la justice britannique a annoncé mardi la fin des poursuites pour violences conjugales visant l’ancien footballeur star de Manchester United Ryan Giggs. Un premier procès en 2022 n’avait pas permis d’aboutir à un verdict, le jury n’arrivant pas à se mettre d’accord sur la culpabilité de l’ancien joueur et sélectionneur du Pays de Galles de 49 ans. Ryan Giggs était accusé de violences sur son ex-compagne Kate Greville et la sœur de cette dernière.
Un deuxième procès était prévu fin juillet mais le parquet a indiqué renoncer aux poursuites lors d’une audience préliminaire à la Manchester Crown Court, dans le nord de l’Angleterre. « Ce n’est pas une décision prise à la légère », a assuré le représentant du parquet Peter Wright, expliquant que Kate Greville, éprouvée par les audiences de l’an dernier, ne souhaitait pas témoigner de nouveau.
Une violente dispute qui remonte à 2020
« M. Giggs est profondément soulagé que les poursuites aient enfin pris fin après presque trois ans de lutte pour laver son nom, a réagi l’avocat du footballeur, Chris Daw. Il a toujours été innocent de ces accusations et de très nombreux mensonges ont été proférés à son sujet au tribunal. Il a été déclaré non coupable de tous les chefs d’accusation et souhaite désormais reconstruire sa vie et sa carrière en tant qu’homme innocent. »
Giggs avait plaidé non coupable des faits reprochés, qui remontent à une violente dispute le 1er novembre 2020, quand la police avait été appelée à son domicile. Celui qui a remporté deux Ligues des champions sous le maillot de Manchester United avait alors été arrêté, puis remis en liberté. Selon l’accusation, Ryan Giggs s’en était pris violemment à sa compagne d’alors Kate Greville et à sa sœur Emma, blessant la première au coude et aux lèvres. L’accusé avait assuré ne jamais avoir commis de violences contre des femmes, évoquant un choc involontaire avec son ex-compagne alors qu’ils luttaient pour le contrôle d’un téléphone portable.


















