PSG-Basaksehir : Pas de conduite raciste, selon l’enquête préliminaire de l’UEFA

FOOTBALL L'arbitre roumain mis en cause, Sebastian Coltescu, et son assistant Octavian Sovre vont toutefois faire l'objet de poursuites disciplinaires

N.C.

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La rencontre entre le PSG et Basaksehir s'était finalement terminée le 9 décembre 2020, après le refus des joueurs de poursuivre la veille à la suite de propos racistes tenus par le 4e arbitre.
La rencontre entre le PSG et Basaksehir s'était finalement terminée le 9 décembre 2020, après le refus des joueurs de poursuivre la veille à la suite de propos racistes tenus par le 4e arbitre. — Xavier Laine/AP/SIPA

La personne chargée par l'UEFA d’enquêter sur l’attitude du quatrième arbitre lors du match PSG-Basaksehir en décembre dernier a remis son rapport. Elle ne mentionne pas l’article 14 sur d’éventuelles conduites « racistes ou discriminatoires », a indiqué l’AFP ce jeudi soir. Autrement dit, selon elle, le quatrième arbitre à l’origine de l’arrêt du match après la plainte de l’entraîneur adjoint camerounais Pierre Webo n’a rien dit de répréhensible.

Cela ne signifie pas que l’arbitre en question, Sebastian Coltescu, ne sera pas sanctionné. L’UEFA a en effet annoncé ce jeudi engager des poursuites disciplinaires contre lui et son assistant, Octavian Sovre. Le rapport de l’enquêteur servira à la commission de discipline de l’instance européenne pour juger cette affaire.

Une simple violation des « principes généraux de conduite » ?

La commission a choisi de poursuivre les deux hommes pour une « violation potentielle » de l’article 11 de son règlement, qui fixe les « principes généraux de conduite » et interdit par exemple les injures. Mais elle ne mentionne pas, donc, l’article 14 sur les conduites « racistes ou discriminatoires ». « De plus amples informations sur cette affaire seront communiquées quand l’organe disciplinaire de l’UEFA aura pris une décision », ajoute l’instance européenne.

Le match entre le PSG et Basaksehir, arrêté à la 13e minute après le refus des joueurs de reprendre, était devenu un symbole de la lutte contre le racisme dans le football. D’innombrables réactions avaient suivi, saluant le courage des joueurs. La rencontre s’était finalement terminée le lendemain (victoire 5-1 des Parisiens), avec une nouvelle équipe arbitrale. Des banderoles avaient été déployées au Parc des Princes, et les joueurs avaient posé un genou à terre.