OL-OM : « On a su battre cette équipe supersonique »… Un soir d'« olympico », Jean-Michel Aulas est intenable

FOOTBALL Le président lyonnais a savouré à sa manière, mercredi contre l’OM (1-0), la qualification de son club pour les demi-finales de la Coupe de France

Jérémy Laugier

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Jean-Michel Aulas s'est rendu à Bercy le 24 janvier pour assister à la rencontre de NBA entre Charlotte et Milwaukee.
Jean-Michel Aulas s'est rendu à Bercy le 24 janvier pour assister à la rencontre de NBA entre Charlotte et Milwaukee. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA
  • Déjà qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue, l’OL poursuit son aventure en Coupe de France après son succès (1-0), mercredi face à l’OM.
  • L’après-match a été marqué par le festival de Jean-Michel Aulas en zone mixte, entre ironie et huitième degré.
  • Le président lyonnais a vivement défendu Rudi Garcia, enfin vainqueur d’un « gros match » en tant que coach de l’OL.

Au Parc OL,

Et si la véritable masterclass médiatique de la semaine était l’œuvre de Jean-Michel Aulas et non celle de Leonardo ? En cinq minutes montre en main, et pas une seconde de plus, le boss lyonnais a eu le temps de glisser un paquet de tacles aussi appuyés que ceux de Rafael, juste après le succès de l’OL face à l’OM mercredi (1-0). Le tout entre ironie, huitième degré et pur trolling.

Après s’être gentiment échauffé dimanche au Parc des Princes, JMA a d’emblée activé le mode roues libres dans les travées du Parc OL. « C’est vraiment une grande satisfaction puisque, comme on le lit tous les jours dans tous les médias, Marseille est une très grande équipe, d’une différence abyssale avec notre Olympique Lyonnais. » Le décor est planté, non ?

« Le car n’a pas été cassé, le VAR a fonctionné normalement »

Les références au précédent « olympico », électrique à souhait en novembre au Vélodrome, vont sans surprise suivre : « Les conditions d’accueil ont été formidables, j’ai invité à déjeuner les dirigeants, le car n’a pas été cassé, le VAR a fonctionné normalement, sauf en fin de première période [hors jeu très sévère sifflé contre Houssem Aouar] ». Jean-Michel Aulas fait évidemment référence à l’erreur commise par le corps arbitral lors du OM-OL (2-1) de novembre, à savoir la main non sanctionnée de Morgan Sanson, qui précède celle de Thiago Mendes entraînant un penalty.

Visage impassible, le président lyonnais envoie ensuite sa deuxième louche à destination des journalistes : « Malgré les prédictions et une pression amicale de tous les médias, l’Olympique Lyonnais a su réaliser un grand match et battre à la régulière cet OM supersonique. » JMA peut ironiser tant qu’il veut, il y a effectivement peu de chances que la bande à Villas-Boas ait pu creuser un écart de 16 points sur l’OL en L1 si elle devait s’appuyer comme mercredi sur un quatuor Khaoui-Chabrolle-Aké-Germain pour faire la différence en fin de rencontre.

« Je pense qu’il n’y avait pas photo entre les deux équipes »

Reconnaît-il qu’il s’agissait d’un tout petit match, que l’OL n’a su enflammer que dans la dernière demi-heure, jusqu’au but décisif d’Houssem Aouar (1-0, 81e) ? « Non, je pense qu’il n’y avait pas photo entre les deux équipes. Si on avait marqué le penalty [Dembélé à la 69e], l’affaire aurait été entendue plus vite. Mais je n’ai pas souffert du tout, hormis pour tous ceux qui avaient pronostiqué une victoire très large de l’OM. Je sais que vous vous faisiez beaucoup de souci concernant la santé de l’OL. Je n’aurais pas voulu que vous ayez des maux de tête ce soir. » C’est simple, durant l’intégralité de son quasi-monologue, JMA n’a pas évoqué le moindre thème sérieusement. Exemple : y a-t-il un objectif prioritaire entre les quatre compétitions dans l’esprit des Lyonnais ?

Evidemment la Ligue des champions [match aller contre la Juve le 26 février]. On avait mis une équipe réserve en Coupe de la Ligue et en Coupe de France parce que seule la Ligue des champions nous intéresse. Rudi a su déjouer tous les pronostics, c’est la preuve qu’on a aussi un grand entraîneur. Il a vaincu une équipe qui est au-dessus de la nôtre donc il va falloir changer vos titres pour demain. »

Le Rudi can’t fail cher aux amateurs des Clash pourrait presque revenir au goût du jour, s’il n’y avait pas encore ce jeudi un gouffre de 16 points d’écart entre l’OM (2e) et Lyon (9e) en Ligue 1.