OL-OM : « On s’en fout de ça franchement »… Rudi Garcia refuse de jouer la carte de la rivalité avant ce nouvel Olympico

FOOTBALL Non sans humour, l’entraîneur lyonnais a tenté de dédramatiser ce mardi l’enjeu que constitue le quart de finale de Coupe de France entre l’OL et l’OM, mercredi (21h05)

Jérémy Laugier

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Rudi Garcia, ici pour son retour au Vélodrome en novembre lors de l'Olympico en Ligue 1.
Rudi Garcia, ici pour son retour au Vélodrome en novembre lors de l'Olympico en Ligue 1. — Daniel Cole/AP/SIPA
  • L’OL accueillera l’OM mercredi (21h05) pour un bouillant quart de finale de Coupe de France.
  • Présenté ce mardi comme « un match de gala » par Rudi Garcia, cet Olympico revêt surtout un enjeu majeur pour les Lyonnais, largués à 16 points de l’OM en L1.
  • L’ancien coach marseillais a tenu à faire passer des messages avec ironie lors de sa conférence de presse d’avant-match.

Au Groupama OL Training Center,

On a redouté que Rudi Garcia opte jusqu’au bout pour une com' plate avant ce « match de gala » entre l’OL et l’OM, mercredi (21h05) en quart de finale de la Coupe de France. « L’OM est une équipe solide qui ne prend pas de but. C’est un atout très important. On sait que c’est une équipe qui a de la qualité, sinon elle ne serait pas deuxième du championnat. Et puis ce sont des joueurs que je connais bien. »

Autant de poncifs lâchés par l’ancien coach marseillais, avant qu’il ne se décide à être plus tranchant, après dix minutes de conf. « On parle beaucoup des absences chez l’adversaire pour dimanche [contre le PSG] et pour demain. Mais nous, on aura juste sept absents demain », glisse-t-il ironiquement, avec notamment les suspensions de Jean Lucas et Marcelo. Puis deux questions de confrères axées sur la rivalité de l’Olympico l’ont comblé.

Y a-t-il un ou deux Olympique(s) pour vous, Rudi ? – On s’en fout de ça franchement.

As-tu été surpris par la manière avec laquelle l’OM a utilisé ta présence sur le banc comme un levier de motivation en L1 ? – On s’en fout aussi de ça. »

La pression, quelle pression ?

Merci Rudi… « Ne comptez pas sur moi pour vous faire vos gros titres, vous les trouverez tout seuls, poursuit l’entraîneur lyonnais. On aura le temps pour parler de tout ça, la vie ne s’arrête pas aujourd’hui après la conférence de presse, enfin j’espère. » Un festival poursuivi avec une question sur l’éventuelle pression supplémentaire sur ses épaules au vu de l’identité de l’adversaire mercredi. « Je ne la vois pas », s’amuse-t-il en parcourant du regard ses épaules.

Et hop, une question sur la grande forme actuelle de Dimitri Payet est ensuite tombée à point nommé, puisque le meneur de jeu de l’OM avait accessoirement massacré Garcia avant les fameuses retrouvailles au Vélodrome en novembre (2-1).

« Parfois, une action avec ses mains est sanctionnée »

« Je pense que Marseille est deuxième et qu’il y a des très bons joueurs à l’Olympique de Marseille », a-t-il subtilement esquissé. Quelques minutes plus tôt, Maxwel Cornet avait qualifié Dimitri Payet de « joueur comme un autre, qui prend son rôle de capitaine au sérieux ». La dernière pique a été bien forcée, grâce à une question sur Maxence Caqueret, nettement moins utilisé ces dernières semaines.

« Depuis qu’il s’est blessé au bras contre Lille, je l’ai trouvé très diminué. C’est normal, on a besoin de ses bras pour jouer au football, même si parfois, une action avec ses mains est sanctionnée. » Vous l’avez ? Et oui, vu le sourire en coin de Rudi Garcia, difficile de ne pas penser à la main de Morgan Sanson non sifflée lors de l’Olympico en L1, sur l’action entraînant le penalty contre Thiago Mendes.