OL : « Une bonne leçon » à Dijon et deux points de retard sur le PSG, les Lyonnaises sont-elles dans le dur en D1 ?

FOOTBALL Deux mois après les débuts de Jean-Luc Vasseur sur le banc, les Lyonnaises ont déjà montré une inhabituelle fragilité défensive avant de concéder un problématique match nul à Dijon dimanche (0-0)

Jérémy Laugier

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Amandine Henry, ici à la lutte avec la Brésilienne du PSG Formiga lors du Trophée des championnes en septembre à Guingamp.
Amandine Henry, ici à la lutte avec la Brésilienne du PSG Formiga lors du Trophée des championnes en septembre à Guingamp. — Fred TANNEAU / AFP
  • L’OL a été tenu en échec à la surprise générale, dimanche à Dijon (0-0).
  • Cette contre-performance permet au PSG, principal rival des Lyonnaises pour le titre en D1, de prendre deux points d’avance après six journées.
  • Un nul symbolique des débuts mitigés de Jean-Luc Vasseur à la tête de l’OL.

Depuis le début de leur incroyable série (en cours) de 13 titres consécutifs en D1, les Lyonnaises ont toujours eu l’habitude de faire la course en tête d’un bout à l’autre de la saison, devant le PSG, Montpellier ou Juvisy selon les époques. Le surprenant nul concédé dimanche après-midi chez la lanterne rouge Dijon (0-0) a changé la donne, puisque les Parisiennes comptent désormais deux points d’avance sur l'OL. Le choc aller, le 16 novembre à Décines, promet donc d’être encore plus chaud que d’habitude.

L’OL, qui a concédé entre quatre et six buts sur l’intégralité des cinq dernières saisons, a déjà lâché quatre buts en route depuis six journées (dont un improbable 3-8 à Reims) et le début de l’ère Jean-Luc Vasseur. Cette fragilité défensive inédite vient donc d’être suivie d’une grande stérilité offensive à Dijon dimanche. Le Sommer (19e, 63e), Kumagai (29e), Hegerberg (78e) ou van de Sanden (81e) ont notamment buté sur Emmeline Mainguy. « On a fait trop de cadeaux à la gardienne et elle s’est régalée, déplore la capitaine lyonnaise Wendie Renard. C’est une bonne leçon. »

« Il faut se remettre en question »

Une leçon dont l’OL, si implacable de régularité quel que soit l’adversaire (hormis un 1-1 sans conséquence en mars dernier à Fleury), n’a généralement pas besoin. Les deux prochaines journées de D1 des partenaires d’Amandine Henry, faciles vainqueurs la semaine passée en Ligue des champions à Hjørring (0-4), se joueront contre Bordeaux (4e) et Montpellier (3e), et constitueront un vrai révélateur.

« Il nous a manqué un peu de justesse et d’envie. Il faut se remettre en question », exhorte l’une des recrues estivales, la Belge Janice Cayman. Pour Jean-Luc Vasseur, qui rêvait sans doute de débuts plus tranquilles, « cela prouve qu’il faut être à 100 % sur ce type de matchs ». Sans quoi l'incontestable hégémonie de « la Formule 1 OL » (dixit Jean-Michel Aulas) pourrait vraiment être en danger.