Stade Brestois: «Pouvoir pérenniser le club en Ligue 1», souhaite le nouveau coach Olivier Dall’Oglio

INTERVIEW Six ans après avoir quitté la Ligue 1, le club breton est de retour dans l’élite avec l’ancien coach de Dijon à la baguette

Propos recueillis par Jérôme Gicquel

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Olivier Dall'Oglio a signé un contrat de deux saisons, avec une en option, avec le Stade Brestois.
Olivier Dall'Oglio a signé un contrat de deux saisons, avec une en option, avec le Stade Brestois. — Elyxandro CEGARRA/SIPA
  • C’était jour de reprise ce lundi pour les joueurs du Stade Brestois qui en ont profité pour découvrir leur nouveau coach, Olivier Dall’Oglio.
  • Licencié de Dijon fin 2018 après six saisons et demie sur le banc bourguignon, l’entraîneur s’est laissé séduire par le projet brestois.
  • L’objectif de la saison sera bien sûr le maintien pour les Brestois qui seront guidés par un entraîneur au jeu porté vers l’avant.

Comme une dizaine d’autres clubs de Ligue 1, c’était la rentrée des classes ce lundi pour le Stade Brestois. Les 17 joueurs présents à l’entraînement ont découvert leur nouveau maître pour la saison à venir, en la personne d’Olivier Dall’Oglio.

Après six saisons et demi sur le banc de Dijon, qu’il a fait monter en Ligue 1, l’ancien joueur de Strasbourg et du Stade Rennais s’est engagé pour deux saisons (plus une en option) avec le Stade Brestois, qui fait son grand retour dans l’élite. Entre maintien et philosophie de jeu, le coach Dall’Oglio fait le point pour 20 Minutes sur les objectifs de cette saison.

Licencié fin 2018 de Dijon, vous vous retrouvez désormais sur le banc du Stade Brestois. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

J’ai eu d’autres propositions mais celle de Brest est venue en premier. Le feeling est tout de suite bien passé avec le président et le directeur sportif qui m’ont fixé des objectifs clairs à savoir le maintien mais aussi le souhait de pouvoir pérenniser le club en Ligue 1. On sent en tout cas que le club a de l’ambition. Il y a un centre d’entraînement tout neuf, un projet de stade et un incroyable engouement chez les supporters. Tout cela rend le challenge intéressant et ambitieux et cela me correspond bien.

Ce n’est pas étrange de reprendre le poste de Jean-Marc Furlan qui a fait monter le club en Ligue 1 mais n’a pas été conservé ?

C’est vrai qu’habituellement, quand un coach monte avec son équipe, cela semble logique qu’il reste. Mais quand on est entraîneur, on sait très bien que d’autres prendront la suite de notre travail. Je tiens en tout cas à saluer ce qu’il a accompli ici. On se connaît bien et je suis très heureux de prendre son relais, sa philosophie de jeu vers l’avant me convient très bien. Ce n’est donc pas par hasard que j’étais dans les petits papiers de Brest. C’est donc un beau challenge à relever avec aussi un peu de pression car il va falloir être à la hauteur. Mais je suis habitué à gérer ce genre de choses.

Vous avez déjà connu la montée en Ligue 1 avec Dijon. Quel va être justement votre discours avec vos joueurs qui, pour beaucoup, vont la découvrir ?

C’est un tout autre défi qui les attend, certes plus excitant mais aussi plus compliqué quand on voit les grosses cylindrées qui nous attendent. Il va falloir qu’ils comprennent qu’ils vont devoir sortir de leur zone de confort pour aller chercher quelque chose de supérieur en eux-mêmes. C’est en tout cas mon souhait de les faire progresser. Mais cela nécessite une grande détermination de leur part, la volonté de se mettre un peu dans la difficulté. Et quand on a une équipe qui comprend ça, on prend beaucoup de plaisir à la faire évoluer.

Vous avez une mentalité joueuse. Allez-vous l’inculquer à vos joueurs ou alors vous adapter à votre effectif ?

C’est un mix des deux. Pour l’instant, j’observe les joueurs. Je les connais déjà à travers les vidéos mais j’ai maintenant besoin de découvrir les hommes afin de pouvoir progresser avec eux. Après, ils sont habitués à cette philosophie de jeu. J’aime bien jouer, que mes joueurs prennent du plaisir. Mais cela implique aussi beaucoup de discipline derrière.

Un point justement sur votre effectif. Où en est le mercato brestois ?

On doit déjà récupérer Kiki qui est à la CAN, Larsonneur qui était avec les espoirs et Belkebla qui avait besoin de souffler. Après, il y aura bien sûr des arrivées, entre cinq et sept. On souhaite se renforcer dans tous les secteurs, avec notamment un défenseur central, un latéral gauche, un milieu défensif et relayeur. Et on aura besoin de joueurs de profondeur pour épauler Gaëtan Charbonnier en attaque. On sait aussi qu’il y aura des départs, mais j’espère le moins possible. Ce n’est d’ailleurs jamais simple à gérer cette période de mercato. Entre les arrivées et les départs, il faut souvent plusieurs matchs avant de trouver une stabilité.

Vous avez joué quelques saisons à Rennes. Vous n’êtes donc pas perdu en Bretagne vous qui êtes du Sud ?

Oui, c’est un peu un retour en arrière de 25 ans. Mais je découvre cette fois le Finistère que je ne connaissais pas bien. On sent que c’est une autre Bretagne, un peu plus profonde avec un caractère et des valeurs bien marquées. A moi maintenant de donner du caractère à cette équipe.