En images : Le PSG (trop) fragile à l’extérieur en Ligue des champions depuis l’arrivée des Qataris
FOOTBALL•Avant son déplacement décisif à Dortmund, le PSG ne peut pas vraiment s’appuyer sur des expériences positives à l’extérieur depuis l’arrivée du QatarMamadou-Oury Diallo
C’est une réalité qui a été particulièrement mise en relief ces derniers mois avec les défaites à Newcastle et à Milan, mais depuis bien longtemps le PSG traîne cette fâcheuse habitude : celle d’étaler, parfois avec une inventivité insoupçonnée, sa fébrilité loin de son cocon du Parc des Princes en Ligue des champions. Une tendance à se crisper face à l’hostilité, à subir la pression et l’intensité, qui lui colle à la peau depuis son retour au premier plan sur la scène européenne en 2012-2013 avec le rachat de QSI.
Les stats sont révélatrices : de cette époque à maintenant, les Parisiens ont livré 52 matchs hors de leurs bases pour un bilan peu glorieux de 24 victoires (dont ¾ face à des adversaires de secondes zones), 9 nuls et surtout 19 défaites. Des revers forcément rédhibitoires pour la quête du Graal européen, dont certains ont forgé l’étiquette de lose que se traîne encore Paname. Petit florilège en images.
L'innommable humiliation de la remontada
Juste trop faible
Déjà battu à domicile (1-0) par une équipe bavaroise globalement supérieure, le PSG foule la pelouse de l’Allianz Arena sans vraiment donner l’impression d’être en mesure de renverser la situation. Dominé dans les grandes largeurs, il mesure l’écart qui le sépare de son adversaire et s’incline logiquement 2-0. Un énième échec prématuré en 8e de finale. « Notre maximum, c’est ça », dira un Kylian Mbappé à la fois déçu et lucide.
Cauchemar en Espagne, épisode 2
Victorieux sur le gong à l’aller (1-0) sur un but de Kylian Mbappé, Paris se présente au Santiago Bernabeu conscient de l’âpreté du défi qui est le sien et surtout avec la volonté d’être enfin au rendez-vous d’une grande soirée européenne. Tout se passe à merveille. Le PSG récite son football face à des Merengues largement inférieurs. Puis Donnarumma, visiblement ennuyé par le manque de suspense, décide de relancer l’intérêt du match avec un cadeau livré sur un plateau à Karim Benzema. Transfiguré, le nueve claque un triplé. Paris s’est liquéfié. L’histoire a bégayé.
Tombé dans la nasse de Leipzig
Alors que le covid a imposé le huis clos dans les stades, le PSG lui continue de faire étalage de ses difficultés à l’extérieur même sans la présence de supporteurs adverses. Dans un Red Bull Arena qui sonne creux, loin des tumultes habituels, le RB Leipzig inflige aux Parisiens, dont le niveau était bien loin des standards requis pour un grand club, une défaite méritée (2-1).
Emporté par la furia d’Anfield
Emmenés par ses deux superstars Neymar et Mbappé, auréolé de son titre de champion du monde, les Parisiens découvrent la fureur d’Anfield en encaissant deux buts en l’espace de six minutes (30e et 36e). Pleins de ressources, ils recollent cependant aux Reds avec une égalisation du Français (82e), précédée par la réduction du score de Thomas Meunier (40). Mais un but de Firmino dans le temps additionnel ruine les efforts consentis par Paris, qui pensait ramener un point d’Anfield.
Si près et en même temps si loin
Alors qu’il pensait avoir fait le plus dur en terminant premier de sa poule devant le Bayern pour hériter d’un adversaire plus ou moins abordable sur le papier, Paris doit se coltiner le Real Madrid dès les 8es de finale. Sur la pelouse des Madrilènes, les Parisiens font jeu égal jusque dans les dix dernières minutes. Là, tout s’écroule à nouveau pour les mêmes carences : l’incapacité à subir la pression et les temps forts adverses.
L’infini cauchemar
Rarement il aura été difficile de trouver le superlatif idoine pour traduire la réalité de cette soirée cauchemardesque vécue par le PSG. Tout était pourtant réuni pour se qualifier pour les quarts de finale. Surtout après le récital (4-0) au Parc des Princes trois semaines plus tôt. Mais seulement voilà : dénués de caractères et de personnalités, complètement bouffés par l’hostilité ambiante, les Parisiens rendent possible l’impossible et perdent 6-1. Un traumatisme encore vif, porté en bandoulière.
Laurent Blanc se foire et Paris s’arrête encore en quarts
Pas aidés par l’improvisation tactique de Lolo Blanc, qui sort de sa manche un 3-5-2 complètement hors sol, les joueurs du PSG livrent une prestation quelconque face à des Citizens pourtant loin d’être intouchables. Servi à l’entrée de la surface après une récupération haute, Kevin De Bruyne expédie la balle au petit filet et renvoie aux Calendes grecques le rêve de derniers carrés de Nasser Al Khelaifi. Quatrième échec d’affilée en quarts. Cuisant.
Griffé par le trio Messi-Suarez-Neymar
Invaincu en 22 matchs toutes compétitions confondues et tombeur des Blaugranas à l’aller à domicile (3-2), Paris se rend au Camp Nou avec des certitudes et la volonté de préserver sa place de leader du groupe. Raté. Il s’agenouille, malgré une prestation plutôt correcte, devant le talent du trio offensif catalan (3-1).
Puni par Demba Ba
En ballottage favorable après le succès au Parc à l’aller (3-1), le PSG pense tenir la qualif’pour les demi-finales jusqu’à la 87e minute, moment choisi par le parisien de naissance Demba Ba, pour punir une équipe aux nerfs finalement trop fragiles face à la pression de Stamford Bridge (2-0).
Premier test européen raté
Affublés de son nouveau statut de futur grand d’Europe, le PSG et ses recrues stars Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi se prennent les pieds dans le tapis devant Porto (1-0) pour ce qui était leur premier vrai test européen. Acculé pendant quasiment tout le match, Paris cède en fin de partie sur un coup de patte de James Rodriguez.


















