Tour de France 2024 : « Jonas Vingegaard n’avait peut-être pas ses couilles aujourd’hui », tacle Evenepoel
Trop Frileux•Jonas Vingegaard a systématiquement refusé de relayer Tadej Pogacar et Remco Evenepoel ce dimanche sur les routes menant à Troyes, ce qui a sérieusement agacé les maillots jaune et blanc de la Grande BoucleQ.B.
L’équipe Visma-Lease a bike n’est pas venue sur le Tour de France pour se faire des amis. Tant mieux, puisqu’elle a agacé son monde ce dimanche. Durant l’étape, Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar et Remco Evenepoel ont réussi à s’isoler, laissant Primoz Roglic derrière eux. Le Danois a cependant refusé de collaborer, et tous les favoris se sont regroupés.
Bis repetita un peu plus tard lorsque Matteo Jorgenson et Vingegaard se sont retrouvés seuls avec Pogacar : le maillot jaune leur a demandé de collaborer pour prendre du temps sur Evenepoel et Roglic, mais les abeilles sont restées dans la roue. Statu quo, donc, au classement général à l’issue de cette neuvième étape.
Pas vraiment du goût de Pogi, chantre du cyclisme offensif. « Ils m’ont regardé moi, pas les autres. Je pense qu’il pourrait y avoir un retour de bâton plus tard. On aurait pu reprendre du temps et consolider le podium mais ce n’est pas ce que Visma veut. Ils mettent l’accent sur moi, ils vont me suivre jusqu’au bout du Tour, mais ça peut leur coûter », répondait-il à France TV.
« On aurait pu prendre 3 minutes »
Pogacar reste un solide maillot jaune à l’issue de cette première semaine, mais les adversaires ont limité la casse : Evenepoel pointe à 33 secondes, Vingegaard à 1'15" et Roglic à 1’36". « Tout le monde fait sa propre course. Moi, j’aime courir avec le cœur. S’ils veulent courir comme ça, ça ne me dérange pas, reprenait Pogi. Oui, je pense que Vingegaard a peur de moi. Sinon, il aurait pris des relais. En plus il avait un coéquipier, ils étaient en surnombre. Ils ne font que me suivre, ils ne pensent pas à Remco, Primoz ou aux autres. »
Le Belge, toujours maillot blanc, a lui aussi déploré cet attentisme. « C’est dommage que Jonas n’ait pas voulu coopérer. On aurait pu prendre 3-4 minutes et fixer le podium du général, embrayait le leader de la Soudal-Quick Step. C’est leur tactique, s’ils disent avant la course de rouler défensivement, il faut l’accepter. A ce moment-là, c’était un peu bizarre. C’est dommage mais c’est la course. »
Avant d’enchaîner sur une salve bien plus tranchante sur la chaîne anglaise ITV : « Parfois, il faut aussi courir avec des couilles, et malheureusement, Jonas ne les avaient peut-être pas aujourd’hui. Jonas était plus défensif que Tadej et moi, mais nous devons accepter ». On a tout pour se régaler dans les Pyrénées le week-end prochain.


















