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« Le Tour m’a beaucoup pris »… Turgis surgit pour ressusciter TotalEnergies

Tour de France 2024 : « Le Tour m’a beaucoup pris »… Turgis franchit les graviers et ressuscite TotalEnergies

Le jour de gloire est arrivé !Souvent placé mais rarement gagnant, Anthony Turgis a décroché la plus belle victoire de sa carrière ce dimanche à Troyes lors de la 9e étape du Tour de France
Quentin Ballue

Q.B.

Cinq ans qu’Anthony Turgis n’avait plus gagné. C’était en septembre 2019, sur Paris-Chauny, modeste épreuve de la Coupe de France. Depuis, le Francilien a terminé quatrième du Tour des Flandres en 2020, deuxième de Milan-San Remo en 2022 et vice-champion de France à Cholet. Ce dimanche, il a enfin mis la main sur ce succès de prestige autour duquel il tournait, sous les yeux de son papa, en remportant la 9e étape du Tour de France à Troyes.

« C’est incroyable, je tourne depuis des années autour d’une grosse victoire. Ça faisait longtemps que je n’avais pas gagné, rappelait-il au micro de France TV. Les sensations revenaient, je sentais que j’avais une bonne pointe de vitesse. Je me suis accroché, c’était une longue journée. »

En charpie

« C’est mon septième Tour de France, j’ai fini des Tours de France en charpie. Une fois, j’ai terminé avec 39 de fièvre. J’avais des problèmes de hanche, je ne pouvais plus marcher, j’ai quand même terminé… Le Tour m’a beaucoup pris, je me disais que ce serait bien qu’il me donne ! Hier j’ai fini septième, ça se rapprochait mais je ne pensais pas… Je la dédie à tous ceux qui m’ont fait confiance et qui me suivent », confiait-il, les yeux brillants. Une victoire, notamment, pour ses frères Jimmy et Tanguy, qui ont dû stopper leur carrière prématurément en raison de problèmes cardiaques.

Echappé toute la journée, le baroudeur a serré les dents dans les chemins blancs avant de mettre la balle au fond grâce à sa pointe de vitesse, au nez et à la barbe de Tom Pidcock et Derek Gee. « Je sais que je peux faire de très gros sprints. Je me suis bien fait emmener, je ne voulais pas lancer trop tôt. Je lève la tête, je sens qu’il faut y aller. J’avais peur qu’un Pidcock puisse me remonter, je me suis déjà fait taper sur la ligne donc je jette le vélo pour être sûr. Même dix mètres après la ligne, je regardais encore derrière moi ! »

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Le natif de Bourg-la-Reine, âgé de 30 ans, offre aussi une bonne bouffée d’oxygène à la formation TotalEnergies, qui n’avait gagné que trois fois en 2024 jusque-là, et qui attendait un bouquet sur le Tour depuis Lilian Calmejane, vainqueur aux Rousses en 2017. Un coup de jus bienvenu pour une équipe sur courant alternatif.