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«J’ai eu la boule au ventre», confie Kevin Mayer de retour au Décastar

Athlétisme : «J’ai eu la boule au ventre», confie Kevin Mayer de retour au Décastar sur la piste de son exploit

INTERVIEWLe Français est de retour à Talence après son record du monde en septembre
Clément Carpentier

Propos recueillis par Clément Carpentier

L'essentiel

  • La 43e édition du Décastar se déroule ce week-end avec Kevin Mayer et Nafissatou Thiam.
  • Le Français retrouve la piste de son exploit avec pas mal d’émotions huit mois plus tard.
  • En pleine préparation pour les championnats du monde, il vient sans objectif mais simplement pour se tester.

C’était il y a huit mois. Le 16 septembre. Ce jour-là, Kevin Mayer établissait l’un des plus beaux exploits de l’athlétisme français en battant le record du monde du décathlon lors du Décastar de Talence. Ce week-end, il est de retour sur la piste de son exploit pour l’édition 2019 de l’épreuve girondine. Un moment forcément très particulier pour celui qui est en pleine préparation pour les championnats du monde de Doha en octobre.

Qu’est-ce que ça vous fait de revenir sur les lieux du crime ?

Je me sens coupable (rires) ! Non, c’est surtout beaucoup de bonheur et de plaisir de revenir ici. Je suis retourné sur la piste tout à l’heure (jeudi), j’ai eu la boule au ventre… C’est évidemment beaucoup d’émotions pour moi.

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Huit mois après que gardez-vous de ce moment ?

Franchement, je me rappelle de tout. Je me souviens de chaque instant. C’était exceptionnel ! Je me sentais comme un chef d’orchestre ce jour-là. Tout ce que je voulais se passait. Une sensation incroyable. Mais je ne vis pas dans le passé mais bien dans le présent aujourd’hui…

Justement, le contexte n’est pas du tout le même cette année…

Je suis en pleine préparation pour les mondiaux. Il y a beaucoup de fatigue avec l’entraînement. Je vais voir si je peux tenir les deux jours mais le genou est un peu capricieux. Je ne veux prendre aucun risque. On va y aller mollo.

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Pensez-vous déjà à Tokyo ?

Oui, bien sûr ! C’est le seul titre qu’il me manque. C’est déjà bien dans ma tête. C’est l’objectif ultime d’une certaine manière. Mais, ça met aussi énormément de pression. Je suis un peu jaloux de Nafissatou (Thiam) même si je n’échangerai pour rien au monde mon record du monde (rires).

Justement, qu’est-ce que cela vous fait de la voir là ?

C’est beaucoup de plaisir. C’est une grande championne, la reine de l’heptathlon ! J’espère qu’elle va apprécier le moment.