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Eliminé par Annecy en Coupe, l’OM assume « une faute professionnelle »

OM-Annecy : Les Marseillais pointent « une grosse faute professionnelle » après leur « désillusion » en Coupe de France

FOOTBALLDevenu favori de la Coupe de France après avoir sorti le PSG (2-1), l'Olympique de Marseille est tombé de haut mercredi, en s’inclinant en quart de finale contre le FC Annecy, modeste 10e de Ligue 2 (2-2, 6-7 aux tirs au but)
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Trois jours après avoir quasiment vu ses rêves d’exploit en Ligue 1 lui échapper en s’inclinant lourdement (0-3) contre le PSG, l’Olympique de Marseille a vécu « une désillusion » mercredi en Coupe de France.
  • Eliminés en quarts de finale dans leur stade par le FC Annecy, modeste 10e de Ligue 2 (2-2, 6-7 aux tirs au but), les Marseillais assument « une grosse faute professionnelle ».
  • « On a honte », a ainsi confié Mattéo Guendouzi après cette rencontre qui va être très dure à digérer pour l’OM.

Preuve de la ferveur inconditionnelle au stade Vélodrome cette saison, il y avait 63.929 spectateurs pour une affiche guère clinquante, en semaine, contre le modeste 10e de Ligue 2. La Coupe de France, qui avait permis à l’Olympique de Marseille d’éliminer le Stade Rennais (1-0) puis de signer un exploit contre le Paris Saint-Germain (2-1), avait offert aux joueurs d’Igor Tudor un tirage très abordable pour les quarts de finale contre le FC Annecy, et même un statut de favori pour remporter un premier trophée depuis 2012. Mais ce rendez-vous totalement manqué, trois jours après la claque subie en Ligue 1 contre le PSG (0-3) va marquer un tournant, voire une rupture, dans la saison marseillaise, toujours deuxième en championnat.

Car après avoir mené au score grâce à Jordan Veretout (1-0, 29e), l'OM a signé une terrible entame de deuxième période en encaissant deux buts en six minutes (1-2, 59e). Un penalty raté d’Alexis Sanchez (85e) et deux échecs aux tirs au but de Nuno Tavares et Leo Balerdi, malgré une égalisation miraculeuse (2-2, 90e+6) de François-Régis Mughe (18 ans), ont ruiné les ambitions olympiennes. Igor Tudor a plutôt épargné ses joueurs après cette élimination totalement inattendue (2-2, 6-7 aux t.a.b.) : « Il n’y a pas de rupture, juste une grande tristesse. Je ne crois pas que les joueurs aient sous-estimé l’adversaire. Annecy a fait un grand match, d’un niveau que je n’imaginais pas pour une équipe de L2. De notre côté, tout ce qui pouvait aller de travers est allé de travers. Nos défauts sont ressortis. »


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« On a honte », confie Mattéo Guendouzi

Du côté des joueurs cadres en revanche, le discours a été bien plus acerbe, à l’image de Valentin Rongier au micro de BeIN Sports : « C’est plus que de la déception, c’est de l’énervement. Il faut qu’on assume maintenant parce que c’est une grosse faute professionnelle. On a trop respecté cette équipe d’Annecy qui a pu jouer sans complexe. On est chez nous, contre une deuxième division, on doit montrer notre supériorité du début à la fin. »



Les mots ont été tout aussi durs du côté de Mattéo Guendouzi en zone mixte : « On a fait un non-match, c’est une énorme désillusion et ça n’est pas digne de l’OM. On a été un peu light dans les duels. On a honte, pour nous, pour le club et pour les supporteurs qui attendent ce trophée. » Car cette Coupe de France qui échappe à l’OM depuis 1989 pourrait désormais faire le mois prochain le bonheur du rival lyonnais, vainqueur de Grenoble mardi (2-1) et en quête lui aussi de son premier titre depuis onze ans.