JO 2024 de Paris : La justice donne son feu vert à la piscine d’Aubervilliers avec un projet modifié

NATATION La cour administrative d’appel de Paris a validé ce jeudi le projet de piscine d’entraînement d’Aubervilliers en vue des Jeux olympiques 2024

N.S. avec AFP
— 
La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 telle qu'elle devrait avoir lieu sur la Seine. Illustration.
La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 telle qu'elle devrait avoir lieu sur la Seine. Illustration. — AFP PHOTO / BYLINE

La cour administrative d’appel de Paris a donné jeudi son feu vert au projet de piscine d’entraînement d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en vue des Jeux olympiques de Paris 2024, dont la nouvelle mouture préserve les jardins ouvriers attenants.

« Le projet sur lequel la Cour s’est prononcée avait très nettement évolué par rapport au projet initial », a estimé cette juridiction dans un communiqué. « Deux permis modificatifs sont intervenus, qui ont profondément modifié le projet d’origine en supprimant d’abord le restaurant initialement prévu, puis les équipements qui devaient empiéter sur le périmètre des jardins ouvriers, en particulier la plage minérale, l’espace forme et bien-être et le solarium qui figuraient dans le premier projet », a-t-elle justifié.

Situé au nord de Paris, le centre aquatique doit être finalisé à temps pour permettre aux athlètes olympiques de s’y entraîner avant les épreuves, avant d’accueillir le grand public à l’issue des JO. Mais sa localisation initiale, à cheval sur des jardins ouvriers centenaires, avait suscité l’ire de défenseurs de l’environnement qui ont engagé un bras de fer judiciaire.

La ville a dû revoir sa copie

Pour obtenir cette validation, la ville d’Aubervilliers, obligée de revoir sa copie, a présenté au juge une nouvelle mouture du projet. Elle a pour cela exclu l’objet de toutes les crispations : la construction d’un « solarium », sorte de terrasse minérale grignotant 4.000 m2 de parcelles vivrières sur les 2,5 hectares (25.000 m2) des Jardins des Vertus.

Les opposants voyaient dans cet équipement annexe un symbole de la « bétonisation » qui asphyxie davantage les villes, à rebours selon eux de l’urgence écologique. Ces travaux auraient causé « des conséquences difficilement réversibles » dans ce « noyau primaire de biodiversité », avait estimé le juge des référés en mars, sommant la ville d’arrêter immédiatement cette partie du chantier.

Les jardins concernés avaient déjà été détruits par les tractopelles.