Mondial 2022 : Messi se fait enfin plaisir avec l'Argentine, et sous-entend qu'il arrêtera après le Qatar

FOOTBALL Dans un match sans enjeu face au Venezuela, lanterne rouge, Lionel Messi a guidé une Argentine déjà qualifiée vers une victoire 3-0 qui s’est dessinée en fin de rencontre, retrouvant le chemin du but qu’il a tant cherché

J.L. avec AFP
— 
Lionel Messi s'est amusé contre le Vénézuela.
Lionel Messi s'est amusé contre le Vénézuela. — Natacha Pisarenko/AP/SIPA

Lionel Messi a déclaré qu’il ferait « le point sur beaucoup de choses » après le Mondial-2022 au Qatar, sans préciser sa pensée, vendredi soir à l’issue de la victoire de son équipe d’Argentine contre le Venezuela (3-0) à Buenos Aires. « Après le Mondial, je vais devoir faire le point sur beaucoup de choses. Qu’il se passe bien ou mal. Espérons que ce soit de la meilleure des manières », a dit le capitaine de l’Albiceleste (déjà qualifiée), auteur du 3e but contre la Vinotinto lors de cette avant-dernière journée d’éliminatoires de la poule unique sud-américaine.

« Après le Mondial, je ne sais pas »

Invité à préciser sa pensée sur son avenir, il a répondu : « Je ne sais pas. Je pense à ce qui vient et qui est tout proche, et c’est le match contre l’Equateur (mardi à Guayaquil). Ensuite, les matchs de préparation en septembre et en octobre. Ensuite, le Mondial. Et après, je ne sais pas ».

« Ça fait un moment que je suis heureux ici  en Argentine. C’est beau de savourer avec ce public et cette sélection, comme de gagner la Copa America avec un groupe merveilleux », a encore avancé le septuple Ballon d'Or aux 81 buts sous le maillot argentin. Il a aussi souligné que la victoire de vendredi au stade mythique de la Bombonera était importante « pour dire au revoir au peuple parce que nous ne jouerons plus (en Argentine) avant la Coupe du monde ».

Dans un match sans enjeu face au Venezuela, lanterne rouge, Lionel Messi a guidé une Argentine déjà qualifiée vers une victoire 3-0 qui s’est dessinée en fin de rencontre, retrouvant le chemin du but qu’il a tant cherché. Pour la clôture de cette 17e et avant-dernière journée des qualifications sud-américaines pour le Qatar, le septuple Ballon d'or de 34 ans a touché profusion de ballons, slalomé entre des défenseurs, servi en profondeur les deux pointes qui l’entouraient, tiré tous les coups francs aux abords de la surface dans une volonté collective assez claire de le faire marquer.


Un match plein… face à la plus mauvaise équipe d’Amérique du Sud

Mais c’est Rodrigo De Paul qui par deux fois a allumé l’étincelle décisive dans le mythique stade de la Bombonera de Buenos Aires. Une première fois sur un centre à ras de terre pour Nicolas Gonzalez qui trompait le gardien de Lens Wuilker Fariñez (34e), puis sur une ouverture en profondeur pour Angel Di Maria, qui venait de faire son entrée (79e).

Messi voulait absolument marquer et retrouver la saveur du but. Cela se sentait avec ces coups francs destinés à chercher une tête dans la surface qu’il a par deux fois tirés directement. Ses coéquipiers le savaient et cherchaient inlassablement à le servir, quitte à faire la passe de trop. C’est son compère du PSG Di Maria, avec qui il a souffert la cruelle désillusion de Madrid et les sifflets du Parc, qui lui a servi l’offrande tant désirée.

Servi par Messi à la droite de la surface, Di Maria a temporisé, feinté et servi en cloche son capitaine absolument seul aux six mètres : amorti de la poitrine et reprise du droit hasardeuse qui franchissait malgré tout la ligne (82e). Le sourire de Messi et l’abondance des félicitations de ses coéquipiers valent toutes les explications. Loin de Paris, Léo Messi cherchait à se faire plaisir au milieu des siens. Mission accomplie