OM – FC Lorient : Statisticien, chef d’orchestre et maître d’école… Le récital de Dimitri Payet

FOOTBALL Le meneur de jeu de l’OM, Dimitri Payet, a été très bon, comme depuis le début de la saison, contre Lorient (4-1) dimanche soir

Adrien Max
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Dimitri Payet.
Dimitri Payet. — Daniel Cole/AP/SIPA
  • Dimitri Payet a délivré deux passes décisives dimanche soir contre Lorient lors de la victoire de l’OM (4-1).
  • Le meneur de jeu a été aussi bon sur le terrain qu’en zone mixte, dont on fêtait le retour après un an et demi d’absence, à cause du Covid-19.

Même une heure après le coup de sifflet final, Dimitri Payet a continué son récital. Interrogé sur son choix de préférer servir Arkadiusz Milik plutôt que Pape Gueye sur le troisième but de l'OM (85e), le numéro 10 a sorti la calculette. Et il a été aussi bon en zone mixte, dont on fêtait le retour après un an et demi d’absence ( Covid oblige), que sur le terrain. « C’est ce que j’ai dit à Pape… J’ai calculé qu’il y avait 89 % de chance qu’Arek marque, et lui 11 %. Donc le choix s’est logiquement porté sur Arek », a lâché Payet, faisant exploser de rire son auditoire.

Auteur d’un très bon début de saison, après une année de galère, le Réunionnais a tout simplement été parfait dimanche soir contre Lorient. C’est simple, il est impliqué sur tous les buts de son équipe. D’abord en laissant passer entre ses jambes un centre de Guendouzi, pour permettre à Boubacar Kamara d’égaliser (26e). Et de se faire pardonner pour sa boulette qui avait offert un penalty à Lorient (10e). Puis en offrant un deuxième but à Mattéo Guendouzi (57e), lui aussi très bon. Avant d’enfiler son costume de statisticien, en préférant donc Milik à Gueye. Même sur le dernier but de Guendouzi (90+3), encore lui, c’est Payet qui vient arracher la balle des pieds à son adversaire au départ.

« J’étais plus dans mon registre de passeur ce soir »

Pour un bilan comptable (soirée chiffres décidément) de trois passes décisives. Ses premières de la saison, lui qui a plutôt dépanné sur le front de l’attaque depuis le début de saison (cinq buts). En l’absence d’Arek Milik, qu’il a remis sur le chemin du but pour sa deuxième titularisation de la saison. Et ce n’est que la première fois que ces deux-là sont alignés d’entrée…

« Je me retrouve au cœur du jeu, moins devant, moins en tant que 9 et demi, faux 9. En face de moi j’ai Arek et les excentrés qui font des appels. Donc là, j’étais plus dans mon registre de passeur ce soir. Et tant mieux si ça a été efficace, ça nous permet de marquer. On restait sur un match sans avoir marqué à Lille [défaite 2-0], donc c’est bien d’en mettre quatre ce soir », a expliqué le chef d’orchestre de l’OM.

« Il faut que ça cesse »

Au-delà de ses actions décisives, Payet a toujours joué le bon tempo, faisant le bon choix avec une technique largement au-dessus de la moyenne. C’était menu « roulettes et talonnades » à volonté. « J’ai toujours dit que le geste c’est bien mais qu’il faut que ça reste efficace. Donc tant que ça reste efficace tant mieux. On avait à cœur de rendre cette soirée spéciale parce qu’elle l’était. On dédie cette victoire au Boss, à sa famille et à ses proches », a lancé un Dimitri Payet qui avait décidément enfilé le costume du gendre idéal dimanche soir. Comme lorsqu’il est allé vers le virage sud demander à un, ou aux, supporteur(s), d’arrêter de balancer des boules de papiers sur le Lorientais qui s’apprêtait à tirer un corner. « Je leur ai dit qu’il fallait que ça cesse. Il faut que ça cesse, et j’inclus nos supporteurs. Ça touche notre championnat, nos clubs, des personnes », a-t-il lancé.

Un Dimitri Payet de gala donc, avant une semaine de folie pour l’OM qui joue jeudi contre la Lazio en Ligue Europa, avant de recevoir le PSG dimanche prochain. Et vu la (bonne) gestion de Sampaoli avec son meneur de jeu depuis le début de saison, quelque chose nous dit qu’on ne verra Payet que pour un seul de ces deux chocs.