OM : « Il fallait qu’il arrête un petit peu »… Jorge Sampaoli justifie la mise à l’écart de Steve Mandanda

FOOTBALL Depuis un mois, l’Espagnol Pau Lopez est préféré à Steve Mandanda dans les buts marseillais

N.S. avec AFP
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Pau Lopez est passé devant Steve Mandanda dans la hiérarchie des gardiens marseillais.
Pau Lopez est passé devant Steve Mandanda dans la hiérarchie des gardiens marseillais. — Ramil Sitdikov / Sputnik / Sipa
  • Depuis le 11 septembre, Pau Lopez a piqué la place de l’iconique Steve Mandanda dans les buts de l’OM.
  • A l’origine de cette petite révolution, Jorge Sampaoli est revenu ce vendredi sur le sujet, forcément épineux : « Pau Lopez est arrivé blessé. C’était compliqué pour lui, à un poste où Mandanda avait une sorte d’exclusivité. »
  • A en croire le bouillant technicien argentin, qui n’évite pas le cliché de la fameuse « concurrence saine », rien n’est joué pour la suite.

C’est un sujet qui fâche à Marseille. Depuis le succès à Monaco (0-2), le 11 septembre, Pau Lopez a piqué la place de l’iconique Steve Mandanda dans les buts de l’OM. L’international français, non sélectionné dans la foulée pour la phase finale de la Ligue des nations, ronge son frein sur le banc, en laissant sourdre de temps à autre son mécontentement.  Débarqué en prêt début juillet de l’AS Rome, l’Espagnol vient d’enchaîner sept matchs d’affilée, en Ligue 1 et en Ligue Europa, sans boulette ni éclat.

A l’origine de cette petite révolution, Jorge Sampaoli est revenu ce vendredi sur le sujet, forcément épineux. « Pau Lopez est arrivé blessé. C’était compliqué pour lui, à un poste où Mandanda avait une sorte d’exclusivité », a indiqué l’entraîneur de l’OM, qui reste sur deux défaites en championnat avant la réception de Lorient, dimanche.

Sampaoli assure que rien n’est joué

« Pour Steve, face à cette obligation de résultats, et après cette année passée très stressante, on a pensé qu’il fallait qu’il arrête un petit peu, ça commençait à toucher un peu ses prestations ». A en croire le bouillant technicien argentin, qui n’évite pas le cliché de la fameuse « concurrence saine », rien n’est joué pour la suite. « Quand on retrouvera le vrai Steve Mandanda, il redeviendra un pilier de cette équipe. Et quand les deux seront à leur meilleur niveau, ce sera à moi de prendre la bonne décision », a-t-il assuré.

On comprend entre les lignes que ce n’est pas encore le cas. Soucieux de ne pas envenimer la situation, Pau Lopez, également présent lors de cette conférence de presse, a tressé des louanges au « Fenomeno ». « J’ai une très, très bonne relation avec Steve Mandanda, et je le remercie car il m’a beaucoup aidé », a lâché le Catalan, deux fois capé avec la Roja.

« Quand on arrive dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue, une nouvelle culture, ce n’est jamais facile. Et avoir quelqu’un comme Steve, qui est une telle légende de ce club, ça m’a énormément aidé. Et toute cette aide qu’il m’a apportée, ça en dit très long sur lui, pas seulement en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme et que capitaine de ce club. » Une manière pour le cadet (26 ans) de reconnaître l’ascendant moral de son aîné de 36 ans. Pour le volet sportif en revanche, c’est une autre histoire.