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Sur les murs ou à la poubelle, où finissent (vraiment) les dessins des enfants ?
petits Picasso

« Ils sont heureux de les voir exposés » : En déco ou à la poubelle, où finissent (vraiment) les dessins des enfants ?

Certains les jettent, d’autres les affichent ou les conservent précieusement, et Rihanna se les fait tatouer. Voici ce que font les parents des dessins et gribouillis de leurs tout-petits
Christelle Pellissier

Christelle Pellissier

L'essentiel

  • Rihanna s’est fait tatouer les gribouillis de ses enfants dans le creux du genou.
  • Les lecteurs de « 20 Minutes » ont plutôt tendance à conserver les chefs-d’œuvre de leurs enfants, dans des boîtes ou des cartons à dessins, mais aussi parfois sur les murs de la maison.
  • Un réflexe somme toute normal, à condition toutefois que cela ne se transforme pas en « survalorisation permanente », comme le souligne Léa Didier, psychologue clinicienne.

Un pistolet sous l’aisselle, un faucon sur la cheville et… des gribouillis derrière le genou. Les tatouages de Rihanna sont aussi célèbres que ses chansons (c’est à peine exagéré) au point d’être copiés par ses fans partout dans le monde. Pas sûr toutefois que son dernier Tattoo fasse l’unanimité. L’interprète de Diamonds s’est offert une œuvre d’art plus sentimentale qu’esthétique, demandant à son tatoueur préféré, Keith McCurdy alias Bang Bang, de lui graver (à vie) l’un des gribouillages de sa progéniture. Oui, c’est beau (et pas ouf en même temps)

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Une idée originale qui a divisé ses fans de la première heure. « Les gens qui ont de l’argent ne savent pas quoi en faire », peut-on lire sous le post du tatoueur. « J’aurais attendu qu’ils soient un peu plus grands et qu’ils dessinent un peu différemment », lance un autre. Mais beaucoup trouvent le concept plutôt « original ». « C’est trop mignon… Mon objectif, c’est de faire ça quand j’aurai des enfants », s’enthousiasme une abonnée. 20 Minutes s’est donc demandé si le corps des parents allait se muer en boîte à souvenirs, et a posé la question à ses lecteurs.

« Je les regarde avec nostalgie »

Un trait violet par ci, un rond par là, puis d’autres par-dessus, et encore d’autres… On ne va pas mentir, les dessins d’enfants, à moins d’avoir le nouveau Robert Crumb en couche-culotte, relèvent plus de l’émotion que de l’art - ou de la raison. Si quelques lecteurs n’hésitent pas à avouer que les dessins de leur chérubin filent tout droit « au recyclage » (on ne juge pas, d’autant plus qu’Ambre, 35 ans, a choisi la bonne poubelle), la plupart les conservent précieusement dans des boîtes ou pochettes. « Je n’ai jamais jeté un seul dessin de mes deux fils, j’en ai des cartons entiers. Ce sont des trésors. Parfois j’ouvre un des cartons et je les regarde avec nostalgie », confie Sarah, 50 ans.

Il y a également les parents qui transforment les gribouillis (et autres très beaux dessins) en véritables objets de décoration. « Depuis que j’ai trouvé les cadres pour mettre les dessins des enfants, je les garde et les superpose à chaque fois qu’ils en font un », se réjouit Alphonsine, 36 ans. De quoi égayer les murs de la maison. « Niveau déco, c’est assez sympa car ça permet de changer à moindre coût et les enfants sont heureux de voir leurs œuvres d’art exposées », ajoute-t-elle. Même constat du côté de Jérémy, 37 ans, papa de deux enfants, qui a customisé sa maison avec tous ces jolis gribouillis. « Les plus beaux, les plus insolites ou les plus touchants terminent sur le mur de la cuisine. Ça donne un "petit" style Art déco ! », explique-t-il.

De l’importance de la transmission

Pour nombre de lecteurs, il ne s’agit pas uniquement de conserver précieusement ces trésors créatifs. Il est également question d’héritage. Laetitia, mère de deux enfants de 15 et 20 ans, raconte : « J’ai gardé les dessins dont ils hériteront plus tard. Ils sont rangés dans le grenier dans des boîtes avec leurs cahiers d’école ». L’idée de la transmission, qu’il s’agisse d’ouvrir les boîtes ponctuellement ou de les offrir, revient très souvent. « J’ai mis leurs dessins et leurs cadeaux fabriqués à l’école pour les fêtes dans des grandes boîtes. J’adore [les] ouvrir et leur montrer leurs œuvres. C’est drôle », confie Valérie.

Pour Jacqueline, 80 printemps, ça s’est même transformé en cadeau, entre héritage et nostalgie. « J’avais conservé des dessins de mes trois enfants. Il y a quelques années, j’ai acheté trois cartons à dessins et ai remis à chacun, pour Noël, le carton contenant ses chefs-d’œuvre. Ils en ont été très heureux ! »

Les félicitations ne doivent pas se substituer au plaisir

Garder ou jeter, il n’y a pas de règles établies. « Tout est une affaire de nuances et de mesures », explique Léa Didier, psychologue clinicienne, autrice de Ça suffit mon amour ! (Albin Michel). « Si ça nous tient à cœur de les garder, il n’y a pas de questions à se poser, on les garde », poursuit-elle. « On leur transmettra et ils feront ce qu’ils voudront, ou on les gardera et on les chérira. » Cela ne signifie pas que les parents ne peuvent pas les jeter, à condition de ne pas le faire devant eux pour éviter un chagrin et de pouvoir garder les œuvres qui semblent investies par les enfants.

Nombreux sont les parents qui conservent ces précieux dessins dans des cartons ou des boîtes, voire les accrochent de temps en temps au mur. A condition toutefois que cela ne se transforme pas en « survalorisation permanente ». Autrement dit, « que les enfants n’attendent pas toujours l’approbation ou les félicitations des parents, qu’ils ne cherchent pas à les rendre fiers à tout prix, mais qu’ils soient juste heureux de dessiner », indique Léa Didier.