PSG-Manchester City : On en parle du match de bûcherons de Gueye et Verratti ?

FOOTBALL Les deux milieux de terrain ont été monstrueux face à l’armada de Pep Guardiola

Nicolas Camus
Verratti félicite Gueye après son but lors de PSG-Manchester City, le 28 septembre 2021.
Verratti félicite Gueye après son but lors de PSG-Manchester City, le 28 septembre 2021. — FRANCK FIFE / AFP
  • Le PSG a battu Manchester City (2-0) dans le choc de cette deuxième journée de Ligue des champions, mardi.
  • Dominé la majeure partie du match après une ouverture du score précoce, Paris a pu compter sur Marco Verratti et Idrissa Gueye pour ne pas laisser les Anglais revenir au score.
  • Le Sénégalais a même marqué son 4e but de la saison, alors que l’Italien a été encensé par Pep Guardiola après la rencontre.

Au Parc des Princes,

En jetant un œil à la compo parisienne avant le coup d’envoi face à Manchester City, on se faisait un peu de soucis pour Idrissa Gueye. Avec Hakimi d’un côté et Nuno Mendes de l’autre en défense, sans compter le peu de considération de Messi et Neymar pour la chose défensive, on imaginait déjà le milieu du PSG en train d’écoper par seaux d’eau entiers devant sa défense. Et puis dès les premières minutes, la surprise. L’ancien Lillois n’était pas le préposé au poste de sentinelle, dévolu à Marco Verratti. Une inversion des rôles qui s’est avérée gagnante, grâce soit rendue à Mauricio Pochettino.

Les deux hommes ont été absolument monstrueux pendant toute la rencontre pour maîtriser le rouleau compresseur citizen. Ils ont bien été débordés parfois, suivant le mouvement collectif, mais si Paris n’a pas coulé, c’est en grande partie grâce à eux. « Marco [Verratti], Gana [Gueye], avec Ander [Herrera] aussi, ils nous ont donné un équilibre important. Ils ont fait un travail phénoménal, offensivement comme défensivement, juge leur entraîneur Mauricio Pochettino. On a de grands talents en attaque mais ça nécessite d’être bien préparés derrière. »

Préparé, Verratti ne l’était pas vraiment, avec sa blessure au genou qui l’avait éloignée des terrains depuis la trêve internationale. Mais l’Italien n’est pas du genre à mettre 107 ans pour entrer dans le bain. Il y plonge sans les mains et renvoie ceux qui osent l’approcher dans la pataugeoire à côté. A son rythme, sans jamais donner l’impression de forcer. Son retour a changé le visage de Paris, et fait très mal aux hommes de Pep Guardiola.

Verratti ? « Il est vraiment un joueur à part »

L’entraîneur espagnol lui a d’ailleurs rendu un hommage appuyé après la rencontre. On était même pas très loin de la demande en mariage. « Je suis amoureux de lui. C’est un joueur exceptionnel, il arrive à jouer de manière très calme sous pression, avec ce touché de balle, cette capacité à faire l’extra-passe, salue Pep. Je suis content qu’il soit de retour de ses blessures, il est vraiment un joueur à part. Il ne va pas faire de grandes transversales comme d’autres, mais il connaît son environnement, il sait où trouver ses coéquipiers dans les petits espaces. Ça a été un peu mieux après la pause mais on a été trop mous sur lui en première période. »

En plus d’orienter le jeu, l’Italien a récupéré des ballons par paquets de 12. Et quand ce n’était pas lui, De Bruyne, Bernardo et Graelish devaient se coltiner son homme de main. Parfait dans son rôle de tampon entre le milieu et l’attaque, Idrissa Gueye a lui aussi abattu un boulot dingue. L’homme qui résistait même aux semelles horribles en plein sur le tibia (cc KDB) a dû courir 127 kilomètres (selon la police) et s’est même payé le luxe de faire le ménage dans la lucarne gauche d’Ederson pour mettre son équipe sur les rails dès l’entame. Déjà son quatrième but depuis fin août, record sur toute une saison égalé.

« C’était pas fait exprès [la lucarne] », se marre-t-il, avant s’expliquer comment lui et ses collègues ont appris la vie à leurs adversaires. « On a subi mais ce n’était pas très compliqué parce qu’il n’y avait pas beaucoup de rythme en face. Ils essayaient de passer de gauche à droite, mais comme nous étions en place, c’était simple pour nous de défendre, analyse-t-il. Il suffisait de rester bien compact. On pouvait peut-être les laisser sur les côtés, ce n’était pas grave s’ils faisaient des centres parce qu’on avait des joueurs dans l’axe pour les repousser. »

Elu homme du match, Gueye a plus que contribué à la réussite du plan fomenté par Pochettino. « Grâce aux milieux, on a su maîtriser les phrases de jeu où on était sous pression, relève l’entraîneur. On a été dominés parfois mais on a su souffrir, travailler ensemble. » Quand ces joueurs sont à ce niveau, c’est tout de suite plus facile de survivre aux grains qui vous tombent dessus.