PSG-Manchester City : Avec Messi buteur et un gros collectif, les Parisiens s’offrent une victoire de prestige

FOOTBALL Paris a souffert mais s'est montré très efficace pour venir à bout du finaliste de la saison passée

Nicolas Camus
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Lionel Messi a marqué son premier but avec le PSG contre Manchester City, le 28 septembre 2021.
Lionel Messi a marqué son premier but avec le PSG contre Manchester City, le 28 septembre 2021. — Christophe Ena/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Dans une affiche très attendue, le PSG a battu Manchester City, mardi soir, lors de la deuxième journée de la Ligue des champions. Une victoire très bienvenue avec le couac à Bruges, et qui surtout a montré un vrai pas en avant des Parisiens dans leur expression collective.

Un vrai bon match de foot

Commençons par là. Cette affiche, revanche de la demi-finale de la saison dernière, sentait bon le jeu et on n’a pas été déçu. C’est l’avantage avec le Manchester City de Pep Guardiola, de toute façon, qui n’est jamais là pour fermer la boutique et attendre que ça se passe. Les Anglais ont fait ce qu’on attendait d’eux, avec un pressing incessant et toujours au moins six joueurs concernés par les phases offensives. Ils ont dominé largement la seconde période, mais Paris a su répondre grâce à un vrai combat collectif. C’était une affiche pour jouer ensemble et les Parisiens s’y sont employés, solidaires, sauvés par l'incroyable maladresse de Bernardo Silva (26e) et un grand Donnarumma, et altruistes dans le camp adverse. Ils y ont ajouté une sacrée efficacité. Parfaitement lancés dès la 8e minute par Gueye, qui se découvre une passion pour les grosses mines ces derniers jours, ils ont plié l’affaire à un quart d’heure du terme grâce au premier but de Messi. Ou comment terminer une soirée parfaite.

Du mieux dans la MNM

Ce ne sont pas encore les grandes envolées promises sur le papier, mais pour leur troisième sortie en commun après Bruges et Lyon, les trois fantastiques ont montré des signes de montée en puissance dans leur expression commune. Mbappé​, notamment, que l’on avait vu isolé dans ces deux précédents matchs (respectivement 28 et 38 ballons joués, du jamais-vu depuis deux ans), a trouvé le moyen de se rendre utile. Sa passe décisive pour Gueye aurait pu l’être pour Neymar, et c’est encore lui qui a offert le clou du spectacle à Messi d’une superbe déviation. L’Argentin, célébré par un Parc en furie totale, a récompensé les efforts du trio, qui s’est constamment cherché, même si la tête est restée trop baissée deux ou trois fois. Il y a encore du boulot et c’est normal, mais la MNM, encore balbutiante, a montré qu’elle était taillée pour ce genre d’événement.

Verratti, la clé de voûte

L’Italien a affiché un niveau indécent pour quelqu’un qui n’avait pas touché le ballon depuis un mois. Ses absences à répétition sont d’ailleurs le grand drame du PSG, un constat qui n’a rien de nouveau mais qui revient, chaque fois plus frustrante que la précédente, quand on le voit comme ça. Marco a livré un match de mammouth au milieu, toujours là où il faut sans son camp pour récupérer le ballon, sans laisser sa part quand il s’agit de dribbler trois adversaires dans 20 centimètres carrés avant de relancer proprement. Si les trois de devant ont eu davantage de munitions à exploiter, il n’y est certainement pas pour rien. L’équipe est bien plus équilibrée avec lui, même si on n’oublie pas les prestations de Gueye et Herrera à ses côtés. Le Parc, qui lui a réservé une énorme ovation à sa sortie, le sait mieux que personne.