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Les prestations de l’OM divisent les supporters sur André Villas Boas

OM-Rennes : Les supporters divisés sur le cas AVB

FOOTBALLL'entraineur de l'Olympique de Marseille, André Villas Boas sera sur le banc samedi soir contre Rennes (21h), malgré la crise de résultat et des supporters de moins en moins convaincus
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille affronte le Stade Rennais samedi à 21h au stade Vélodrome pour la 22e journée de Ligue 1.
  • Malgré la crise de résultats que traverse l’OM, avec trois défaites consécutives, l’entraîneur André Villas Boas sera bien sur le banc de touche.
  • Son cas divise les supporters, certains estiment qu’il n’est plus l’homme de la situation quand d’autres rejettent la faute sur les joueurs.

«Oui je reste, sauf si Pablo [Longoria] veut me virer. » A voir les joues rouges de Pablo Longoria, le nouveau directeur sportif, le sujet du départ de l’entraîneur André Villas Boas est assez délicat du côté de l'Olympique de Marseille. Et le principal intéressé ne cesse d’aborder le sujet, plutôt avec le sourire, depuis la défaite contre Nîmes (2-1) à la mi-janvier, le début de « la crise de résultats » que traverse le club, avec trois défaites de suite en Ligue 1. « Ma place est à la disposition de la direction », a-t-il plusieurs fois répété.

André Villas Boas devrait finir la saison sur le banc de l’OM, mais une prolongation évoquée à l’automne dernier semble désormais lointaine, alors que son contrat s’achève en juin. Et sa cote d’amour semble s’inverser auprès des supporters, après une première saison couronnée de la 2e place au championnat, et d’une qualification en Ligue des champions. « J’ai basculé du côté des détracteurs d’AVB dès le match contre Metz la saison dernière, cette prestation peut symboliser à elle seule l’entièreté du passage de Villas Boas à l’OM. La proposition de jeu est souvent beaucoup trop faible et le travail effectué par AVB ne semble pas suffisant pour réduire le facteur "hasard" d’un match de foot. Certains automatismes ne sont toujours pas acquis. Il n’est plus l’homme de la situation depuis la saison dernière, on voyait déjà que l’équipe dépendait énormément de Payet. Il ne peut plus rien insuffler au club et devrait être licencié dans le courant du mois de février selon moi », tranche Ismaël, 19 ans.

Réalité du vestiaire et coût économique

Mais l’OM doit aussi se confronter à certaines réalités, et notamment économiques. Un licenciement d’André Villas Boas coûterait cher. « Je pense que la question n’est pas vraiment de savoir si AVB est l’homme de la situation, mais plutôt si l’OM a les moyens de dépenser 4 à 5 millions pour le licencier, lui et son staff. Et je ne pense pas que ce soit le cas », estime Kylian, 25 ans. Mais il rejoint Ismaël sur le côté sportif : « Depuis le début de saison, il n’y a aucun fond de jeu, et c’est très souvent des individualités qui ont fait la différence. Les bons résultats ont permis de masquer certaines lacunes, très visibles en LDC, mais on voit très clairement qu’AVB n’arrive pas ou plus à imposer sa patte. Le message ne passe plus, et surtout auprès des "cadres". »

Les « cadres », et notamment Dimitri Payet et Florian Thauvin donnent du fil à retordre à l’entraîneur depuis quelques semaines : fin de contrats en série, envie d’ailleurs, états d’âme de cours de récré. Et c’est plutôt de ce côté-là qu’il faut regarder, selon Romain, 31 ans. « A sa décharge, il doit souffrir de certains egos dans le vestiaire. Mais cela reste son rôle de faire passer l’OM avant les envies de quelques joueurs. Il a tendance à s’enfermer dans une communication hasardeuse ces derniers temps notamment sur les journalistes, les médias et sur l’arbitrage pour masquer le niveau de jeu assez pathétique de son équipe sur les dernières semaines. A lui de redresser la barre et de toute manière c’est son dernier "joker". »

« Nous sommes à notre place »

Si on dit que les supporters ont souvent la mémoire courte, ceux de l’OM ne veulent pas balayer l’exploit réalisé la saison dernière et le retour de l’OM en C1 après six saisons blanches. « Il fait avec les moyens du bord. La saison dernière a été extraordinaire en termes de résultat, cette année nous sommes pratiquement à notre place donc il continue de faire du bon boulot… Et puis changer pour changer n’a jamais été bénéfique », considère Régis, 32 ans, et abonné au Vélodrome depuis 20 ans.

Pablo Longoria aurait déjà coché plusieurs noms pour remplacer AVB cet été, parmi lesquels figurent Lucien Favre selon Téléfoot, et Maurizio Sarri, d’après CalcioMercatoWeb.