Coronavirus à Lorient : « On met la santé des joueurs en danger », estime Christophe Pélissier

FOOTBALL Diminué par le Covid-19 avec de nombreux cas dans son effectif, le club breton reçoit Dijon ce mercredi soir dans un match capital pour le maintien

J.G. avec AFP

— 

Christophe Pélissier, l'entraîneur du FC Lorient.
Christophe Pélissier, l'entraîneur du FC Lorient. — Pascal Guyot / AFP

Dix-huit jours sans compétition. Pour les footballeurs du FC Lorient, la reprise s’annonce rude ce mercredi soir avec la réception de Dijon dans un match en retard de la 20e journée de Ligue 1. Décimé par l’épidémie de Covid-19 avec pas moins de 13 cas positifs dans son effectif, le club breton a vu ses deux derniers matchs reportés face à Dijon (17 janvier) et à Nîmes (24 janvier).

Face au 18e du classement, la lanterne rouge pourra compter ce mercredi sur le retour de certains de ses joueurs. Mais le FC Lorient déplore toujours cinq absents pour blessures ou suspension et deux joueurs sont encore « malades », selon l’entraîneur Christophe Pélissier.

« Tout le monde nous voit déjà en Ligue 2 »

Ce dernier s’interroge d’ailleurs sur l’état de forme de ses joueurs touchés par le virus qui n’ont repris l’entraînement que dimanche, lundi ou mardi, parfois grâce à une dérogation au protocole de la LFP. « Pour moi, on met la santé et la sécurité des joueurs en danger. Dans quel état seront-ils demain ? J’espère que sur le plan athlétique, ils seront au mieux. Je sais que sur le plan mental, ils seront là », a déclaré Christophe Pélissier mardi en conférence de presse. « Il y a l’esprit et la lettre », a-t-il regretté, en rappelant que Saint-Etienne, dont le groupe très diminué a été atomisé 5-0 par Lyon dimanche, avait aussi fait les frais de cette application stricte du protocole.

La situation est d’autant plus délicate pour Lorient que le match contre Dijon est essentiel pour le maintien. « C’est presque l’avenir en Ligue 1 du club qui se joue sur ce match », a reconnu l’entraîneur, tout en assurant que la situation ne serait « pas une excuse ». « Tout le monde nous enterre, tout le monde nous voit déjà en Ligue 2… A nous de faire l’exploit en deuxième partie de saison. On n’a pas le droit de lâcher », a-t-il expliqué.