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Ligue 1 : Strasbourg ne lâche rien… mais continue de s’enfoncer
FOOTBALL•Toujours avant-dernier de Ligue 1, le Racing s’est accroché mais a fini par craquer face au potentiel offensif de Montpellier. Strasbourg a du cœur, mais ce n’est pas suffisantJérôme Diesnis
L'essentiel
- Le Racing s’est incliné une neuvième fois à l’issue d’une orgie de football offensif à Montpellier.
- Deux fois les Alsaciens sont pourtant revenus au score, preuve qu’ils avaient toujours l’envie de mettre fin à la spirale négative qui les aspire dans la zone rouge, en vain.
- Thierry Laurey reconnaît les problèmes défensifs de son équipe et s’est montré par moments très agacé en conférence de presse d’après-match.
Ce fut l’un des matchs les plus fous de la saison, contre Montpellier, et la première période la plus prolifique depuis 20 ans (six buts à la pause). Mais le Racing l’a perdu (4-3). Encore. Cette neuvième défaite de la saison en onze matchs est celle « de la déception et de la frustration », peste le milieu de terrain Jean-Eudes Aholou. Elle est riche en informations.
La première est un constat récurrent : Strasbourg, désormais pire défense de L1 (à égalité avec Brest), encaisse beaucoup trop de buts. A l’image de Caci qui a pris le bouillon face aux dédoublements de Sambia et Laborde, ses problèmes défensifs sont flagrants. « Si à chaque fois on doit marquer cinq buts à l’extérieur pour gagner un match, ça fait beaucoup », reconnaît Thierry Laurey.
« Je n’ai rien à reprocher aux joueurs en termes d’investissement »
Ils tiennent aussi à cette volonté de jouer, c’est la vision positive des choses. Le Racing ne ferme pas le jeu et peut espère que tôt ou tard le vent tourne. « Il y a eu des espaces parce que les deux équipes se livrées et les situations auraient pu tourner en notre faveur », reprend le coach de Strasbourg. « Je n’oublie pas que Montpellier a beaucoup tiré au but (21 fois !). Mais les deux plus belles occasions, c’est nous qui les avons eues ». Il fait référence à ces deux face à face remportés par Omlin devant Ajorque.
Car Strasbourg a joué. Contrairement à leurs entrées en matière apathiques contre Reims et Monaco, voire Marseille, les Alsaciens ont tout de suite mis les bons ingrédients. « Je ne voulais pas revoir ce que j’ai vu dans ces deux premiers matchs », reprend le coach. « Je n’ai rien à reprocher aux joueurs dans leur investissement ». Preuve que le groupe ne lâche pas, il est revenu deux fois au score à la Mosson. De 2-0 à 2-2, puis de 3-2 à 3-3. En vain.
Le groupe ne lâche rien, ni son coach
« Je suis très content de l’état d’esprit des joueurs, pas du résultat bien entendu. On est en difficultés par le classement, mais on fait tout pour s’en sortir. Les garçons ne sont pas en pleine confiance, mais je ne vois pas de blocage ». Et le groupe, visiblement, fait toujours corps avec son coach. «Ce n’est pas un problème d’entraîneur ni de système [le Racing ayant adopté un 4-4-2 à Montpellier]», reprend Jean-Eudes Aholou.
Ce qui n’empêche pas de voir poindre l’agacement. En conférence de presse d’après-match, Thierry Laurey s’est montré agacé envers la presse spécialisée sur des « questions alambiquées sur le choix des tireurs de penalty ». Ou encore sur le constat du chantier défensif : « Tu vas me sortir toutes les statistiques ? J’ai déjà fait ce constat. C’est tellement évident que je ne vais pas m’attarder là-dessus ». Avant d’en mettre une dernière couche à un représentant de presse régionale qui l’interrogeait sur d’éventuels changements avant le match de Bordeaux, vendredi : « Visiblement, c’est un changement d’entraîneur non ? Tu l’as écrit. Tu ne poses pas de question mais tu écris des choses ». Question sérénité, briser cette spirale de la défaite serait bienvenu…



















