Stade Rennais-Krasnodar : Du feu dans les jambes… Pourquoi on attend beaucoup de Jérémy Doku

FOOTBALL L’ailier belge a joué une petite demi-heure hier, multipliant les chevauchées sur son côté droit

Camille Allain

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L'ailier belge du Stade Rennais Jérémy Doku est entré en jeu face à Krasnodar mardi soir en Ligue des champions.
L'ailier belge du Stade Rennais Jérémy Doku est entré en jeu face à Krasnodar mardi soir en Ligue des champions. — David Vincent/SIPA
  • Les Rennais ont concédé le match nul mardi soir face à Krasnodar pour leur entrée en Ligue des champions.
  • Entrée en jeu à la 62e, leur nouvelle recrue Jérémy Doku a montré beaucoup d'envie sur son côté droit.
  • La vitesse et la puissance de l'international belge devraient faire mal aux défenses adverses, selon son coach Julien Stéphan.

Au milieu d’une seconde période devenue folle, on aurait tellement aimé qu’il ponctue sa première percée d’une frappe enroulée. Il a choisi de servir Nzonzi et Krasnodar s’en est sorti (match nul 1-1). Mardi soir, la recrue Jérémy Doku a fait une entrée remarquée dans le premier rendez-vous de l’histoire rennaise en Ligue des champions. Affublée du numéro 18, qui pourrait être une référence à son jeune âge, la recrue la plus chère du Stade Rennais s’est rapidement illustrée en provoquant sur son couloir droit. Insuffisant pour permettre à son nouveau club de s’imposer mais prometteur pour la suite. Les supporters n’attendent qu’une seule chose : voir le gamin titulaire sur son côté.

Acheté pour 26 millions d’euros à Anderlecht, l’ailier belge est entré à la 62e minute pour suppléer un Romain Del Castillo volontaire mais pas assez tranchant. Sans surprise, Jérémy Doku a rapidement provoqué son défenseur, usant de sa puissance et de sa vitesse pour tenter de déborder. En gardant toujours un à deux mètres de distance avec le Rennais, le latéral Evgeniy Chernov a montré qu’il savait visiblement à qui il avait à faire.

Une entrée en jeu qui a plu à son nouvel entraîneur Julien Stéphan. « Il a fait reculer l’équipe adverse, d’autant plus quand on est passés avec un deuxième attaquant. Ça a permis de mettre davantage de monde dans la surface de réparation, d’être plus dangereux sur les centres. En les faisant reculer, on les a empêchés d’avoir l’énergie de nous contrer », analysait le coach breton à l’issue du match.

« Encore plein de choses à travailler »

Comme tous les supporters rennais, on aurait aimé que la soirée se prolonge pour voir le percutant ailier continuer de servir Serhou Guirassy et Adrien Hunou et enfin battre l’impressionnant gardien Safonov. En salle de presse, certains confrères évoquaient « un profil à la Ntep ». A voir la vitesse des passements de jambe du Belge et sa capacité à jouer pour les autres, on espère que la recrue fera une plus belle carrière que l’actuel joueur de Guingamp, flingué par les blessures. « Il a des caractéristiques très fortes dans le un-contre-un, de percussion, d’élimination et de finition, avec encore plein de choses à travailler », estimait récemment le directeur sportif rennais Florian Maurice.

L’ancien Lyonnais avait précisé que les qualités athlétiques du joueur transféré d’Anderlecht n’étaient pas ses seuls arguments. « On avait des retours très bons sur sa mentalité, c’est un garçon mature déjà pour son âge, intelligent, qui sait où il veut aller ». Mardi soir, le minot de 18 ans est apparu assez tranquille, même si on l’a parfois vu hésiter entre l’altruisme et l’exploit individuel. Un profil plus puissant que celui du Brésilien Raphinha, parti à Leeds, mais qu’il va falloir habituer au collectif rennais. Un défi, puisque au cours de leur marathon, les Bretons n’ont presque plus l’occasion de s’entraîner. La pépite pourrait glaner du temps de jeu dès vendredi pour la réception d’Angers.