Nîmes-FC Nantes : « On a beau me critiquer, ça ne me fait rien… », répond Kalifa Coulibaly

FOOTBALL L’avant-centre nantais, auteur seulement de quatre buts en L1, est souvent moqué par sa technique fruste et son allure dégingandée

David Phelippeau

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Kalifa Coulibaly.
Kalifa Coulibaly. — David Vincent/AP/SIPA
  • Avant Nîmes-Nantes de samedi à 20 h, Kalifa Coulibaly est venu en conférence de presse parler de la période compliquée qu’il traverse.
  • Dimanche, il est sorti sous les sifflets lors de Nantes-Dijon (1-0).

Il a quitté la pelouse sous les sifflets du maigre public de la Beaujoire, dimanche, lors de FCN-Dijon (1-0). Question d’habitude pour  Kalifa Coulibaly. Buteur à quatre reprises seulement en 15 titularisations, l’attaquant malien traverse une crise de confiance. « C’est un peu compliqué, il y a des moments comme ça, philosophe l’intéressé. Ça fait partie de foot. Je vais tout faire pour que ça soit comme avant… »

Avant ? C’est cette fin de saison de dernière en boulet de canon durant laquelle le Malien avait inscrit sept buts en une quinzaine de matchs. « Je ne me prends pas la tête, je sais que ça va passer et que tôt ou tard, ça va rentrer », positive celui qui estime avoir vécu des moments « plus difficiles » à son arrivée à Nantes à l’été 2017 à cause d’une blessure aux adducteurs.

Il fait attention à ses bras maintenant quand il défend…

L’attaquant avoue qu’il lui « manque au moins 4 buts » et reconnaît éprouver peut-être un peu plus de difficultés dans le 4-4-2 de Christian Gourcuff que dans le 4-3-3 de Vahid Halilhodzic, dans lequel il avait davantage de latitude pour prendre la profondeur. Les sifflets ? « Ça me touche un peu mais je ne fais pas trop attention à ça car sinon ça pourrait devenir trop compliqué pour moi dans le futur… »

Coulibaly confesse avoir retenu les leçons du passé. La saison dernière, à Nîmes (1-0), il avait écopé d’un carton rouge pour un jeu jugé trop dangereux avec ses bras un peu trop « baladeurs ». « Quand je vois que je ne peux pas avoir la balle, je reste tranquille maintenant pour ne pas pénaliser mon équipe. »

Quant aux moqueries sur son allure dégingandée et maladroite (il mesure 1,97 m) qu’ils l’escortent souvent, il répond sèchement : « Je ne prends pas en compte tout ça. Je fais le plus beau métier du monde. Je n’ai pas à me plaindre. Beaucoup aimeraient être à ma place, mais n’ont pas les moyens ou n’ont pas eu cette chance. On a beau me critiquer, ça ne me fait rien. »