Ligue 1: Chaleur, bonbons et erreurs fatales... Dans les coulisses de beIN Sports avant OM-Nîmes

TELEVISION « 20 Minutes » a pu observer de près la retransmission télé d’un match de Ligue 1, ce samedi, lors d’OM-Nîmes au stade Vélodrome

Jean Saint-Marc

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Le camion régie de beIN Sports est impressionnant. Le réalisateur y règne en maître.
Le camion régie de beIN Sports est impressionnant. Le réalisateur y règne en maître. — J. Saint-Marc / 20 Minutes
  • La retransmission d’un match de Ligue 1 comme OM-Nîmes exige une grande préparation de la part des éuipes de beIN Sports.
  • Un vrai stress règne dans le camion-régie au moment de prendre l’antenne : la moindre erreur est visible à l’écran. De quoi être… à cran.

Une centaine d’écrans dans un camion régie de quelques mètres carrés : ambiance cocotte-minute une heure avant le début de la diffusion d'OM-Nîmes, avec les équipes de BeIN Sports. « Tu les relances, il nous faut d’urgence les éléments sur le départ de Genesio », s’exclame Carine Tasse, la responsable de production.

C’est elle qui dirige les 45 personnes arrivées vers 9 heures du matin, ce samedi, au Vélodrome​, pour une prise d’antenne à 16 heures. A l’heure du goûter, c’est plutôt logique : ils se bâfrent de madeleines industrielles et de bonbons Haribo.

« Je suis venu à BeIN pour cette limonade-là »

Ils seraient plutôt 60 en temps normal, mais ce samedi, c’est Canal+ qui réalise la rencontre : cet OM-Nîmes est « co-diffusé » par les deux chaînes. BeIN est donc en effectif réduit, avec une demi-douzaine de cameramen, seulement, pour des gros plans et pour réaliser l’émission d’avant-match.

« Elle dure une heure : je suis venu à BeIN Sports pour cette limonade-là, pour avoir un vrai avant match, sourit Alexandre Ruiz. Les gens veulent l’échauffement en entier, ils ne veulent pas qu’on les bombarde avec des reportages ou des stats. » Du coup, deux reportages (de trois et deux minutes) ont été prévus en amont : le reste est du direct.

Erreurs fatales et changements de dernière minute

Pour Nicolas Druet, le réalisateur, c’est un vrai défi : « On suit les directives d’Alex. Il faut montrer le joueur dont il parle. » La moindre erreur peut être fatale : « à l’antenne, ça se voit tout de suite quand on se plante ! Donc on est forcément stressé ! » La pression pèse aussi sur les épaules du journaliste présentateur : « On fait un métier du spectacle, il faut forcément une petite adrénaline, un petit stress quand on entre en scène ! Si tu l’as plus, tu as tout perdu », assure Alexandre Ruiz.

C’est un journaliste « qui ne veut pas trop se voir à l’antenne », précise Nicolas Druet : « Il veut beaucoup d’images de l’échauffement, beaucoup d’informations. » Un défi pour les équipes qui préparent, en amont, de nombreuses statistiques et éléments visuels. Mais c’est le « direct » qui prime. Le chef d’édition Antoine Bouriat en rigole : « Avec l’actu du départ de Génésio, 50 % de ce que j’ai préparé aujourd’hui part à la poubelle. La retransmission d’un match, c’est beaucoup d’imprévu ! »