Tour de France: «Je vais le gagner, ce n'est pas possible autrement», dit Romain Bardet

CYCLISME Pas forcément en 2019, hein, mais le coureur français sent qu'il s'en approche

N.C.

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Romain Bardet lors de la préparation de la saison 2019 dans les Alpes, en novembre 2018.
Romain Bardet lors de la préparation de la saison 2019 dans les Alpes, en novembre 2018. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Romain Bardet attaque 2019 avec ambition. Evidemment. Le coureur d’AG2R a montré l’année dernière qu’il avait son mot à dire sur les classiques, avec une deuxième place sur les Strade Bianche et une troisième place sur Liège-Bastogne-Liège, en plus de son mémorable podium sur les Mondiaux (2e derrière Valverde). Sur le Tour de France, en revanche, ça a été plus compliqué. Après deux podiums en 2016 et 2017, il a échoué à la 6e place - après une belle poisse -, bien loin de Geraint Thomas. Pas moyen que ça se reproduise cette saison.

« J’ai beaucoup travaillé pour ça et maintenant j’y crois. Fini de tourner autour, le Tour je vais le gagner, je me dis que ce n’est pas possible autrement », dit-il dans L'Equipe ce vendredi. Ce ne sera pas forcément pour cette année, mais à 28 ans et après six participations, Bardet se sent de plus en plus prêt.

Pas de Giro pour rester frais

L’exemple qui lui donne de l’espoir est celui de Geraint Thomas, vainqueur en 2018 à l’âge de 32 ans. « Geraint m’a dit qu’il y a quatre ans, à mon âge, il aurait été incapable de faire ce qu’il a fait, alors ça me donne de l’espoir, oui, un espoir fou ! », explique l’Auvergnat, qui avait annoncé en novembre qu’il ne participerait pas au Giro pour arriver plus frais.

En parlant de Thomas et des Sky, Bardet a conscience qu’il faudra leur passer sur le corps pour un jour espérer devenir le successeur de Bernard Hinault. « Je suis peut-être utopiste mais je sens que mon heure approche, qu’en troisième semaine, un jour on fera tout péter, il y en aura partout… Je veux croire que c’est possible, et nous sommes plusieurs à y croire. Alors, on va y aller. On va tous taper dans la fourmilière », promet-il. Le tracé du Tour 2019, montagneux et sans beaucoup de chronos, se prête bien à ces desseins, en tout cas.