Tour de France 2018: Ultra poissard, Romain Bardet crève trois fois sur les pavés mais ne perd que sept secondes sur les favoris

CYCLISME La plus grande chance française de victoire sur le Tour de France a joué de malchance lors de l’étape des pavés qui s’est courue ce dimanche…

Francois Launay

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Romain Bardet exténué à l'arrivée de la neuvième étape dimanche à Roubaix
Romain Bardet exténué à l'arrivée de la neuvième étape dimanche à Roubaix — Jeff PACHOUD / AFP

Franchement, c’est un miracle de le voir s’en sortir sans dommages ou presque. Très redoutée, l’étape des pavés qui s’est courue ce dimanche entre Arras et Roubaix sur le Tour de France a failli coûter très cher à Romain Bardet.

Ultra-poissard, la plus grande chance française de victoire finale a multiplié les pépins mécaniques en crevant à trois reprises. Son dernier ennui, à sept kilomètres de l’arrivée, a failli lui faire perdre beaucoup de temps sur les favoris.

Il ne perd que sept secondes à l'arrivée

Mais, porté par son coéquipier Oliver Naesen, grand spécialiste des classiques, le coureur de 27 ans est revenu sur le fil et n’a fini qu’à sept secondes du peloton des favoris. « Sans mes coéquipiers, le Tour de France était terminé. On a serré les dents et on a essayé de rentrer. C’est un miracle que je sois encore en course sur ce Tour », a reconnu Bardet.

Heureux d’avoir évité le pire, après avoir déjà perdu trente-et-une secondes jeudi à Mûr-de-Bretagne  sur un pépin mécanique, le leader d’AG2R n’a pas voulu accabler son équipe technique. « C’est la faute à pas de chance. J’étais vraiment à l’aise sur les pavés », assure Bardet pour qui la journée de repos de lundi ne sera pas de trop.

Avant d’aborder la première étape des Alpes mardi, le leader d'AG2R, dix-septième au classement général, compte désormais cinquante secondes de retard sur l'ensemble des favoris. Il faudra rattraper le temps perdu en montagne pour croire encore à un rêve qui a failli s'écrouler dimanche sur les pavés du Nord.