Tour de France 2018: Le mur de Bretagne pourrait coûter cher à Romain Bardet

TOUR DE FRANCE Le Français a été victime d’un souci mécanique au pied de la côte finale de Mûr-de-Bretagne, où se jouait l’arrivée de la 6e étape du Tour de France...

Camille Allain

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Romain Bardet a perdu du temps sur les favoris du Tour de France jeudi dans l'étape menant à Mûr-de-Bretagne.
Romain Bardet a perdu du temps sur les favoris du Tour de France jeudi dans l'étape menant à Mûr-de-Bretagne. — Philippe LOPEZ / POOL / AFP
  • Romain Bardet a perdu une trentaine de secondes sur les favoris du Tour de France. Le Français a été victime d'un ennui mécanique au pied de la côte de Mûr-de-Bretagne. 
  • Le coureur d'AG2R pointe à 1'45 du maillot jaune Greg Van Avarmaet.
  • Son coéquipier Pierre Latour a terminé deuxième de l'étape remportée par Dan Martin.

Il aura fallu attendre la sixième étape du Tour de France pour voir les premiers coups de théâtre. Et c’est la mécanique qui a tenu le premier rôle en Bretagne. Prétendant à la victoire finale, le Français Romain Bardet a perdu une grosse vingtaine de secondes sur les favoris de la Grande Boucle. Bien dans son étape, le coureur d’AG2R a été victime d’un problème mécanique au pied de la côte de Mûr-de-Bretagne où l’Irlandais Dan Martin s’est imposé en costaud.

L’espoir du cyclisme français a dû abandonner son vélo et grimper la côte avec celui de son pote Tony Gallopin. « Romain est très sensible au niveau de sa position. Il n’a pas pu aborder la montée bien comme il faut. On a préféré ne pas changer de vélo avec la voiture, ce qui aurait fait perdre encore plus de temps », résumait Julien Jurdie, directeur sportif d’AG2R La Mondiale, sur la ligne d’arrivée.

Longtemps présent aux avant-postes, Romain Bardet a franchi la ligne avec 32 secondes de retard sur le vainqueur du jour, à peine moins sur Froome et compagnie. « Ce n’est pas une bonne opération pour lui. C’est toujours désagréable de perdre des secondes sur un ennui mécanique », poursuit le directeur sportif, qui ne s’affole pas. « Il reste plus de quinze jours de course ». A l’arrivée, on sentait son manager un peu plus abattu. « C’est comme ça. Ce qu’il faudrait c’est qu’il y ait des rebondissements dans le bon sens pour les prochaines étapes », espère Vincent Lavenu.

Pierre Latour pas loin de la victoire, Alaphilippe a tenté

Jeudi, le patron d’AG2R La Mondiale a un temps espéré voir Pierre Latour s’imposer en haut de la côte de Mûr, mais il était trop court pour reprendre le solide Dan Martin. « Pierre avait décidé d’attaquer à 800 m de la ligne. On a un peu hésité parce que Romain a eu ce problème mécanique. Une fois que Romain est rentré dans le peloton, on a laissé Pierre faire sa course. Il y a une belle deuxième place. Mais il y a de la frustration », poursuit Julien Jurdie.

Un autre Français a bien essayé d’accrocher la première victoire tricolore de ce Tour. Mais Julian Alaphilippe était trop juste. « J’ai donné tout ce que j’avais. Je suis un peu déçu. J’étais à l’aise au début mais j’ai coincé sur le haut. Je suis resté à ma place ». En terminant quatrième de l’étape, il remonte à la 4e place au général, à six secondes de Greg Van Avarmaet, qui conserve son maillot jaune.

Désormais 23e à 1’45 du maillot jaune, Romain Bardet se consolera en voyant que Tom Dumoulin, décroché après une crevaison, a perdu encore plus de temps que lui. Le Néerlandais a terminé à 52 secondes du vainqueur. Le mur de Bretagne a choisi ses hommes.