Equipe de France: «Il y a quelque chose dans cette équipe»... Alors, ça se passe comment ces premiers jours?

FOOTBALL Apparemment, ça envoie du lourd à l'entraînement...

A Clairefontaine, N.C.

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L'équipe de France pendant sa préparation à la Coupe du monde, le 25 mai 2018 à Clairefontaine.
L'équipe de France pendant sa préparation à la Coupe du monde, le 25 mai 2018 à Clairefontaine. — J.E.E/SIPA

Après seulement deux jours entiers de stage, pour l'équipe de France, ce ne sont que les prémices. Mais comme il paraît que la réussite d’une compétition se hume dès les premiers échanges sur le terrain d’entraînement et autour de la table de ping pong, alors autant y accorder de l’importance.

On a profité samedi du passage en conférence de presse de l’expérimenté Olivier Giroud, presque un dinosaure dans ce groupe de gamins avec ses trois phases finales de grande compétition derrière lui, pour lui demander ce qu’il avait détecté de particulier dans l’atmosphère de Clairefontaine depuis mercredi. Attention, sortez les mouchoirs pour écouter ce joli plaidoyer.

« On est en mode coupe du monde, ça y est. L’ambiance est bonne, j’ai le souvenir par exemple hier matin [vendredi], on a fait une séance de course très difficile, et on s’est vraiment serré les coudes. J’ai l’image en tête d’un joueur qui aidait un autre pour rester collé au groupe. C’est une belle image de solidarité, d’envie de tous réussir ensemble. Je pense qu’il y a vraiment quelque chose dans cette équipe. Cet état d’esprit, il faudra le garder jusqu’au bout. On se disait avec Hugo [Lloris] récemment qu’en 2016 on avait un super groupe, un noyau dur qui vivait bien ensemble. C’est ce qu’on essaye de retrouver avec ces jeunes, je pense qu’on est dans la bonne direction ».

Voilà pour la vie au Château. Sur les terrains, pour ce qu’on a pu en voir et ce que les joueurs rapportent, ça envoie sévère. Les premiers entraînements ont été sacrément intenses, Mbappé s’est même fait une petite frayeur sur un gros tacle d’Umtiti, vendredi.

« On a fait beaucoup d’efforts, c’était un peu dur avec deux gros entraînements par jour, raconte Corentin Tolisso. Mais il faut ce qu’il faut pour aller loin dans la compétition. » « Tous ceux qui sont là sont à bloc. C’est l’équipe de France, le très haut niveau, il faut mettre de l’intensité et de l’engagement. Et c’est normal qu’on le fasse dès la première séance », estime Steve Mandanda.

Les matchs amicaux vont également participer à faire monter la sauce. Le premier arrive lundi, contre l’Irlande. Une chance à saisir, déjà, pour certains. « Gagner sa place, c’est tout le temps. A l’entraînement comme lors des matchs, rappelle Lucas Hernandez, l’un des petits derniers du groupe, qui a un gros coup à jouer au poste de défenseur gauche. Moi j’ai un gros caractère sur le terrain avec mon club, je ne vais pas changer ici en sélection. Je vais tout donner. » Venant de la part d’un joueur qui côtoie Diego Simeone tous les jours depuis quatre ans à l’Atletico Madrid, on a tendance à le croire.