VIDEO. FC Nantes: Kita veut Lucas... Les «supposées» stars au FCN, ça fait pourtant souvent pschitt, non?

FOOTBALL Dans l’histoire du FCN, quelques joueurs de renom ont signé et beaucoup ont échoué…

David Phelippeau

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Le gardien de but Fabien Barthez.
Le gardien de but Fabien Barthez. — ALAIN JULIEN / AFP
  • Le président Kita espère toujours recruter pendant ce mercato hivernal la star brésilienne du PSG, Lucas Moura.
  • Dans l’histoire du FCN, les joueurs considérés comme des stars n’ont pas toujours réussi.

Ils sont arrivés avec l’étiquette de star, ils sont repartis avec celle de loser. Est-ce vraiment une bonne idée de faire venir un joueur à la grande réputation à la Jonelière ? Un peu à l’instar du président Kita qui s’est mis en tête de recruter durant ce mercato hivernal l’ailier droit parisien Lucas Moura. Waldemar Kita, joint ce mardi, a d’ailleurs confié à 20 Minutes, qu’il avait mandaté depuis lundi un avocat pour tenter de discuter en direct avec le Brésilien du PSG.

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Evidemment, il ne faut pas généraliser. Le milieu de terrain Jorge Burruchaga, champion du monde avec l’Argentine en 1986, avait justifié pendant ses sept années (1985-1992) sur les bords de l’Erdre son statut de joueur de classe mondiale. D’autres joueurs attendus comme des stars, en revanche, se sont complètement plantés. 20 Minutes en a retenu cinq par ordre chronologique. Et c’est du lourd.

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Robert Gadocha, le Polonais « s’est bâfré ». Fraîchement élu dans le onze type du Mondial 1974 en Allemagne, Robert Gadocha débarque à Nantes en janvier 1975. L’ailier gauche a une sacrée réputation et vient de réaliser un magnifique Mondial avec la Pologne. Nantes lui offre un énorme salaire pour l’époque (30.000 francs ?). « Ça a été échec et mât avec lui, regrette encore aujourd’hui, Robert Budzynski, ancien directeur sportif du FCN, à l’origine de sa venue. Il s’est complètement relâché en arrivant chez nous. »

« Bud », intarissable sur son compatriote, va plus loin : « Un couple d’amis français a fait faire des choses à “Gadoche” qu’il ne devait pas faire. Il s’est bâfré. En l’espace de trois mois, il avait pris 5 ou 6 kg. Il a profité de tous les bons côtés de la vie de l’Europe de l’ouest. Il a explosé, dérivé… On a vu que l’ombre de “Gadoche” à Nantes. » Budzynski, qui avait insisté pour le faire venir, a encore du mal à encaisser ce fiasco. « Dans tous les joueurs pris, c’est ma plus grande déception. Ça m’a fait mal. Je me suis senti rouler dans la farine. » Un an et demi après son arrivée, Gadocha fait ses valises.

Julio Olarticoechea, le champion du monde… de la lose. Tout juste auréolé d’un titre de champion du monde avec l’Argentine (1986), le défenseur polyvalent Julio Olarticoechea débarque à la Jonelière. Il n’y restera qu’une saison. Une année jalonnée de prestations indignes du statut du joueur. « Ça a été une gifle incroyable qu’il puisse jouer comme ça pendant un an, souffle Budzynski. Je n’arrive toujours pas à expliquer pourquoi il n’a pas été meilleur que ça. Il était modeste, très pro, mais il n’a rien réussi à Nantes. »

Christian Wilhelmsson, le Suédois s’est fait suer à Nantes. Treize apparitions sous le maillot nantais, aucun but, aucune passe décisive. C’est le bilan consternant de l’international Christian Wilhelmsson, arrivé à Nantes à l’intersaison 2006. Recruté à grands frais [environ 3 millions d’euros] et maillon fort de la campagne de séduction de Rudi Roussillon [président de l’époque], le milieu de terrain, immense espoir du foot suédois, n’a jamais trouvé ses marques.

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« Je n’ai jamais compris complètement ce qu’on me disait », avait avoué un jour, le joueur, prêté dès janvier 2007 à l’AS Rome. Wilhelmsson a aussi été confronté à des soucis d’ordre familial. « L’homme a été très touché et déstabilisé », avait expliqué, à l’époque, le président Rudi Roussillon. Payé près de 200.000 euros par mois, le joueur était aussi jalousé dans le vestiaire, laissait sous-entendre il y a quelques semaines son ex-partenaire Eric Cubilier.

Christian Wilhelmsson, en octobre 2006, face à Monaco.
Christian Wilhelmsson, en octobre 2006, face à Monaco. - FRANK PERRY / AFP

Fabien Barthez, le divin… chauve qui peut. Décembre 2006, la nouvelle de l’arrivée de Fabien Barthez à Nantes fait grand bruit. Son départ quelques mois plus tard en fera aussi beaucoup. L’ancien gardien international, champion du monde en 1998 et d’Europe en 2000, n’a pas dû garder un grand souvenir de ses quatre mois à la Jonelière. Altercations avec des partenaires (avec Savinaud et Payet notamment), boulettes en matchs… L’expérience tourne vite au fiasco.

Dans le vestiaire, il agace. Preuve en est cette anecdote, confirmée par un de ses anciens coéquipiers : Barthez se permettait de fumer des cigarettes à la mi-temps des matchs. Il avait néanmoins la « correction » de se mettre à l’écart du groupe dans la douche ou les toilettes.

Fin avril 2007, Rennes vient gagner (2-0) à Nantes. Barthez soutient avoir été pris à partie à l’issue du match. Ne se sentant « plus en sécurité », selon ses dires de l’époque, le « divin chauve » quitte la ville de Nantes sans rien dire le lendemain du match avec femme et enfants. Il laisse même ses clés de maison au patron d’un PMU de La Chapelle-sur-Erdre, avec qui il est lié…

Ivan (Klasnic), le pas terrible. C’est le premier gros coup de la présidence de Waldemar Kita. En 2008, l’international croate (un peu plus de quarante sélections) paraphe un contrat de 4 ans avec les Canaris. « On est contents de ce qu’on a fait, mais un bon recrutement se juge en fin de saison, analysait, à l’arrivée de la star croate, le directeur technique nantais, Christian Larièpe. Il n’y a pas eu de surenchère. On n’est pas tombés dans la démesure. Mais c’est vrai, le président [Kita] a consenti un gros effort financier. » Le salaire de Klasnic flirtait sans souci avec les 200.000 euros par mois.

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Mais, il y a un hic avec Klasnic. Le joueur souffre de problèmes rénaux à répétition. Le traitement qu’il suit au quotidien est extrêmement lourd. Les dirigeants nantais n’avaient sans doute pas mesuré à sa juste valeur ce souci. L’attaquant plantera 6 buts en L1 en une trentaine de matchs puis 4 en L2 avant de partir de Nantes en 2009 et de ne jamais y revenir. En octobre dernier, Klasnic a subi une troisième transplantation d’un rein [deux greffes en 2007] et il envisage de rejouer au foot… Si, si.