VIDEO. Tour de France 2017: Panache et maillot jaune... Si la carrière d'Emmanuel Macron était une étape de la Grande Boucle

CYCLISME La carrière d'Emmanuel Macron pourrait être une étape du Tour de France. La preuve...

W.P.

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Enlevez-nous Paint — Montage: WP

Il sera là. A 15 heures, Emmanuel Macron débarquera à Saint-Michel-de-Maurienne, où passe la 17e étape du Tour de France, pour échanger avec d’anciens cyclistes avant de rejoindre Serre-Chevalier où il attendra les coureurs français. On l’imagine déjà heureux d’embrasser un Romain Bardet victorieux et paré de jaune après son attaque dans les derniers kilomètres du Galibier et vantant les mérites d’un cyclisme français en marche.

Certes, tout ceci relève de la fiction, mais si ça devait arriver, le président de la République n’en serait pas à son premier coup de com' avec le vélo. L’année dernière, alors qu’il était encore ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait - on ne sait trop pourquoi - invité les coureurs français à déjeuner à Bercy.

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Il remet ça en juillet 2016, alors que le Tour bat son plein, en comparant la campagne présidentielle à la Grande Boucle. « Il faut garder le maillot jaune », explique-t-il en faisant allusion aux sondages qui le donnaient déjà vainqueur à l’époque. « Les sondages ne sont pas des étapes du Tour de France. Il n’y en a qu’une », disait-il encore.

Et si la carrière d’Emmanuel Macron était une étape du Tour de France, hein ? A quoi aurait-elle ressemblé ?

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Enlevez-nous Paint - Montage: WP

Départ fictif : Le jeune Emmanuel gambade dans le peloton avec son dossard de diplômé de l’ENA. Ambitieux et offensif, il compte bien se faire remarquer sur les routes du Tour politique.

Km 0 : Avec un panache qui rendrait fier Jacky Durand, Macron (Team administration publique) prend la roue de Jacques Attali et devient le rapporteur adjoint de la commission qui porte le même nom.

Km 32 : Convaincu par les longs relais pris par l’élève Macron en tête du peloton, Jacques Attali le recommande auprès de l’équipe Rothschild, où il signe en 2009. Son premier dossier dans sa nouvelle équipe ? Le rachat du train rouge de la Cofidis par le Crédit Mutuel. L’histoire ne dit pas si Nacer Bouhanni a chuté pendant les négociations.

Km 71 : Il remporte le sprint intermédiaire, toujours sous la bannière Rothschild, en bouclant le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer. Dans le peloton, Emmanuel Macron se fait déjà appeler le Mozart de la finance.

Km 89 : Ambitieux, EM s’assoit sur son salaire pour reprendre un rôle de simple équipier auprès de l’équipe présidentielle. Entre 2012 et 2014, il approvisionne François Hollande en bidons en tant que secrétaire général adjoint.

Km 112 : Le travail paye une fois de plus. Nommé à Bercy en 2014, Macron franchit un cap et est chargé d’amener le président Hollande dans les grands cols face à une adversité de plus en plus coriace.

Km 138 : François Hollande cale dans les pentes des sondages à 13 ou 14 %. Macron, lui, est facile. Il continue très fort en tête de peloton mais lâche, sans s’en apercevoir, un leader qui n’a plus les épaules suffisamment solides pour le maillot jaune.

Km 147 : ATTAQUE D’EMMANUEL MACRON ! Dans la descente de la Loi Travail, le coureur lâche son leader à un an de l’élection présidentielle. François Hollande ne peut pas suivre. A l’avant, l’équipier François Bayrou, intercalé entre le maillot jaune et l’échappée (composée de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon), l’attend.

Km 167 : Le leader d’En Marche ne cache plus ses ambitions et reprend du temps sur la tête de la course dans la Côte des 500 signatures. Il rejoint François Bayrou, qui accepte de prendre les relais dans la vallée avant d’aborder le premier tour.

Km 189 : Jonction à l’avant. Emmanuel Macron rejoint Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui l’attaquent à plusieurs reprises lors du débat de TF1 pour tenter de le faire craquer. « Je crois que c’est pour moi », se plaint le jeune candidat, à la moindre offensive de ses rivaux.

Km 194 : Jean-Luc Mélenchon craque au premier tour. Il ne reste plus qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Km 198 : Le leader d’En Marche place plusieurs banderilles à l’occasion de l’entre-deux-tours. Marine Le Pen tente de répliquer mais n’a pas la caisse pour suivre. Les capteurs de puissance sont unanimes : Emmanuel Macron est à 661 watts quand la Boss du Front National ne fait pas mieux que 339.

Km 201,7 : Emmanuel Macron est élu président de la République et fait le signe de Paris 2024 sur la ligne d’arrivée.