José Mourinho n'a pas atteint une finale de Ligue des champions depuis 2010 avec l'Inter Milan.
José Mourinho n'a pas atteint une finale de Ligue des champions depuis 2010 avec l'Inter Milan. — Huw Evans/REX Shutterst/SIPA

FOOTBALL

Chelsea: Pourquoi Mourinho aura du mal à se recaser

Et si le coach portugais, viré de Chelsea ce jeudi, avait perdu son mojo?…

Ça y est, c’est fait. On avait beau le sentir venir, apprendre que José Mourinho se fait virer comme un malpropre, alors que Noël n’est même pas encore passé, ça fait quelque chose. C’est que l’on croyait le coach portugais indestructible, capable de sortir des pires tempêtes la tête bien haute, le cheveu poivre et sel à peine mouillé. Mais le George Clooney des bancs de touche n’a pas survécu au début de saison catastrophique de Chelsea, 16e de Premier League après 9 défaites en 16 matchs. Une nouvelle qui laisse planer quelque chose dans l’air, comme si c’était la fin de l’âge d’or du « Mourinhisme ».

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Il a perdu son mojo en Ligue des champions

« José la win », c’est terminé en Europe. Depuis son sacre avec l’Inter en 2010, le Portugais n’a plus remis les pieds en finale. Quatre années de suite (trois avec le Real, une avec Chelsea), la malédiction des demies a frappé, avant le coup de grâce de la saison dernière et l’élimination en 8e par le PSG, à 11 contre 10, à domicile. Ce jour-là, son image en a pris un coup.

Des vestiaires en ruine après son passage

La méthode Mourinho commence à connaître quelques couacs. La grande force du Portugais à Porto, lors de son premier passage à Chelsea et à l’Inter, était d’avoir su souder le vestiaire. Le deal était simple : « Tout le monde avec moi, et je vous protégerai coûte que coûte ». Un discours qui n’a pas tenu plus d’un an au Real, où les relations étaient exécrables avec les cadres, Ramos et Casillas en tête. « Vous êtes des traîtres, des fils de… », a-t-il même balancé un jour. A Chelsea, il n’a pas su mettre Hazard de son côté, le vestiaire a craqué et son attitude envers Eva Carneiro a choqué. La provocation a ses limites, surtout quand les résultats ne suivent plus.

Il coûte vraiment très cher

Cornaqué par Jorge Mendes, Mourinho a su monnayer à la perfection son talent et son image. Son salaire annuel à 7 puis 8 chiffres n’a cessé d’augmenter, jusqu’à atteindre 13 millions lors de son retour à Chelsea. Alors forcément, quand on le vire, ça pique. 21 millions d’indemnités lors de son premier passage en Angleterre, un accord à 13,7 millions cette fois-ci selon certains médias anglais, alors que d’autres évoquent la somme de 55 millions. Le passage du Portugais pourrait coûter au total 130 millions à Abrahamovic, le propriétaire de Chelsea. Après, chacun donne aux titres le prix qu’il souhaite.