05:32
Manque de neige: «La question du réchauffement climatique ne se pose pas encore», estime Vincent Jay, directeur du club de Val d'Isère
SKI ALPIN•Comme celle des hommes ce week-end, l'épreuve de coupe du monde de ski dames de Val d'Isère prévue le week-end du 20-21 décembre a failli être annulée faute de neige...N.C.
«Soulagé», forcément, Vincent Jay. Le champion olympique de biathlon (Vancouver 2010), désormais directeur du club des sports de Val d’Isère, a vu ce mercredi la Fédération internationale confirmer la tenue des épreuves de vitesse de la Coupe du monde féminine de ski dans la station alpine, les 20 et 21 décembre. Ce n’était pas gagné. Le manque de neige et les températures clémentes avaient entraînées, la semaine passée, l’annulation des épreuves masculines prévues ce week-end. Mais si ça passe pour cette fois, l’enneigement hivernal est devenu un problème récurrent.
Avez-vous l’impression que le manque de neige est un problème de plus en plus important chaque année?
C’est vrai que cette année est particulièrement compliquée. Tout l’arc alpin qui est touché, au-delà de la France. Après, ça dépend des stations. Courchevel est plus touché que Val d’Isère. Eux ils ont dû tout annuler, nous on a pu sauver deux épreuves. Cette question de l’enneigement, il faudra se la poser l’année prochaine si c’est encore aussi dur.
Le réchauffement climatique est-il une vraie crainte pour l’avenir?
Personnellement, je n’ai pas particulièrement de crainte à ce niveau-là. Là il fait quand même froid, en hauteur on a plus de deux mètres de neige par endroit. Ça marche par cycle surtout. Si vous discutez avec des anciens, certains ont connu il y a 80 ans une période où il n’y avait pas de neige en février. Je ne suis pas spécialiste mais la question du réchauffement ne se pose pas encore je crois.
C’est tout de même une source particulière d’attention quand on organise une épreuve de Coupe du monde?
De toute façon on ne peut que s’adapter. Là ça a été compliqué mais finalement on a eu du froid, les canons ont craché. Il n’y a pas à s’inquiéter plus que ça. A Val d’Isère, on a des infrastructures parmi les plus modernes d’Europe, donc nous on ne sera pas touché les premiers.
Justement, les investissements en la matière sont-ils de plus en plus importants?
Les investissements sont faits petit à petit. Les canons à neige, pour prendre cet exemple, existent depuis au moins 60 ans sur les pistes. Après on les modernise. Aujourd’hui ils sont plus économiques en eau et en air, les nuisances sonores ont été gommées. C’est essentiellement là-dessus qu’on travaille.


















