Etats-Unis : Après les émeutes au Capitole, polémique autour d'une technologie de reconnaissance faciale

AI-TECH Pour identifier certains émeutiers, le FBI a demandé l'assistance des services de police des Etats-Unis, dont certains utilisent un outil critiqué par les défenseur des droits individuels

20 Minutes avec agence

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Des partisans pro-Trump dans le Capitole
Des partisans pro-Trump dans le Capitole — Manuel Balce Ceneta/AP/SIPA

Le recours à l’outil de reconnaissance faciale mis au point par Clearview AI a connu une croissance de 26 % jeudi 7 janvier, lendemain de l'envahissement du Capitole par des supporters de Donald Trump. Ce pic d’utilisation révélé par le PDG de l’entreprise Hoan Ton-That est dû en grande partie aux enquêtes menées par différents services de police des Etats-Unis. L’appli ne fait pourtant pas l’unanimité.

De nombreuses vidéos et photos des émeutiers ont circulé sur les réseaux sociaux. La majorité d’entre eux ne portait pas de masque. Le FBI a donc pu isoler les visages des suspects et demander l’aide des forces de l’ordre du pays pour les identifier, rapporte le New York Times. Des dizaines de portraits ont ainsi été transmis. Parmi les services de police utilisant Clearview pour assister le FBI, figurent celles de Miami et d’Oxford, dans l’Alabama, indique le Wall Street Journal.

Le fonctionnement de l’outil dénoncé

Clearview AI a affirmé que son logiciel était utilisé par 2.400 services de police aux Etats-Unis, précise The Verge. Le programme de reconnaissance faciale fait cependant l’objet de critiques concernant les erreurs judiciaires qu’il peut engendrer entre les mains des enquêteurs. Ses opposants y voient aussi un risque d’entrave au droit à la vie privée. Ils pointent également du doigt le fonctionnement de l’outil.

Les autres applis de ce type utilisées par les forces de l’ordre comparent les images d’un suspect à des photos de papiers d’identité et des clichés pris lors d’arrestations. Clearview utilise en revanche une base de données de plus de 3 milliards de fichiers provenant notamment des réseaux sociaux et autres sources en ligne. Les services de police concernés ont assuré recouper les informations fournies par les logiciels avec d’autres formes d’investigation.