Marshall Uxbridge: L’enceinte de salon pour garder l’esprit rock sans les festivals de l’été
AUDIO•A défaut de pouvoir profiter des déluges de décibels des festivals rock cet été, on peut se satisfaire des 30 watts de la nouvelle enceinte de salon Marshall UxbridgeChristophe Séfrin
L'essentiel
- La gamme des enceintes Marshall s’étoffe avec la nouvelle Uxbridge, une enceinte filaire destinée à la maison.
- Malgré une finition un peu plastique, l’appareil séduit par son design à l’esprit rock et sa qualité audio.
- Avec sa puissance de 30 watts et la présence des assistants Google Assistant ou Alexa d’Amazon, l’Uxbridge remplit parfaitement sa mission dans les petites intérieurs, mais possède une concurrente de choix dans la place, nommée Sonos One.
Uxbridge ? Qu’on se le dise : le nom des enceintes Marshall est toujours celui d’une station de métro londonienne. La Marshall Uxbridge rejoint donc la ligne des enceintes de la marque : Acton, Stanmore, Woburn, Stockwell, Kilburn, Tufton… Et surprise au déballage, l’Uxbridge ressemble à une maquette d’ampli. De quoi se faire son mini festival rock à la maison…
Pas le cachet de ses grandes sœurs
Reprenant les codes esthétiques de la marque, la Marshall Uxbrige est ainsi particulièrement compacte : 128 x 168 x 123 mm pour 1,39 kg. Dommage que son revêtement n’adopte pas la finition caoutchouteuse simili cuir de ses grandes sœurs. Ici, même si la structure est en bois, le coffrage extérieur dégage (hélas) une impression assez plastique.
Les parties traditionnellement métalliques semblent elles aussi en plastique : logo, bandeau bas et boutons supérieurs pour régler le volume, ainsi que les niveaux de basses et d’aigus. Mais la façade arbore le fameux tissu que l’on retrouve à l’avant des amplis de scène de la marque.
Alexa monte sur scène
N’espérez pas jouer les nomades avec l’Uxbridge cet été : il s’agit d’une enceinte filaire qui ne fonctionne que sur secteur. Sa particularité est aussi d’embarquer au choix Google Assistant ou Alexa d’Amazon. Attention aussi au moment de l’achat : il faut choisir l’un ou l’autre modèle, l’Uxbridge n’étant pas polyglotte avec les assistants vocaux. C’est la version Alexa de l’enceinte que nous avons testée.
Pour la mise en œuvre, le téléchargement de l’application Marshall Voice est nécessaire. Pas de compte à créer : l’enceinte est détectée automatiquement et il ne reste plus qu’à l’associer au réseau wifi maison et à l’application Amazon Alexa pour pouvoir jouer les chefs d’orchestre : « Alexa, joue Lean on Me de Bill Withers » !
Rock, metal, pop… un son à personnaliser
L’Uxbridge est également Bluetooth 4.2, mais aussi AirPlay 2 (la norme de diffusion sans fil d’Apple). Les abonnés Spotify pourront eux aussi diffuser directement leurs morceaux préférés, l’enceinte étant compatible Spotify Connect. De son côté, l’application Marshall Voice intègre le classique égaliseur de la marque. Celui-ci permet de choisir une signature sonore (Rock, Metal, Pop…) ou de personnaliser son écoute. Etrangement, on ne retrouve pas l’égalisation « Marshall » supposée offrir l’exacte signature sonore de la marque. Elle était pourtant proposée via l’application Marshall Bluetooth avec le casque Monitor II ANC lancé en mars dernier.
Des aigus qu’il faut parfois dompter
L’écoute proposée par l’Uxbridge reste plutôt conforme à ce que l’on aime chez la marque : chaleureuse, donnant aux médiums leur juste place, permettant d’accéder à des basses rondes et musclées, mais ne rechignant pas non plus à monter dans les aigus. Bref, de Harlem de Ibrahim Maalouf, à Delicate de Damien Rice, en passant par (There’s ») Always Something There to Remind Me de Dionne Warwick, La grenade de Clara Luciani, ou encore Breathe Deeper de Tame Impala… nos écoutes se sont révélées très agréables, même si la précision peut ici et là manquer.
Parfois aussi, nous avons dû diminuer quelque peu la part des hautes fréquences, le tweeter associé au haut-parleur principal voulant visiblement affirmer sa présence. Avec ses 30 watts de puissance, l’Uxbridge fait efficacement le job dans une pièce de taille réglementaire : salon, chambre, bureau. Mais attention à ne pas pousser le volume trop haut : au-delà de 70 % du maximum possible, l’écoute perd nettement en qualité avec une évidente distorsion.
Lancée à 199 euros, l’Uxbridge est vendue dans une gamme de prix où la concurrence est rude. C’est à ce tarif que l’on trouve les enceintes de salon Sonos One ou JBL Playlist dont la restitution sonore est excellente. Marshall peut cependant jouer sur son nom, mais aussi l’affect qui va avec.



















