E-commerce : Avec son emballage connecté, une start-up veut mettre fin aux colis perdus ou abîmés

START-UP La start-up nantaise Living Packets a mis au point un emballage intelligent et plus durable appelé The Box, déjà testé par CDiscount

Julie Urbach

— 

The Box est un emballage connecté, intelligent et durable
The Box est un emballage connecté, intelligent et durable — Living Packets
  • Le suivi et le contrôle du colis est assuré en temps réel grâce à un GPS, un capteur de chocs, de température et d’humidité.
  • The Box, réutilisable un millier de fois, vise aussi à limiter l’utilisation des emballages en carton.

C’est un coffret en plastique recyclé noir et vert, de la taille de deux boîtes à chaussures. Depuis quelques mois, un étrange emballage s’est donné l’ambition de « révolutionner » le monde du e-commerce. Il faut dire qu’avec plus de 500 millions de colis livrés en France en un an, dont les nombreux cadeaux de Noël et promos du Black Friday, c’est quasiment autant de boîtes en carton qui transitent dans l’Hexagone. Avec son lot d’inconvénients, estime la start-up nantaise Living Packets, qui a mis au point « le premier emballage connecté, intelligent et durable », appelé The Box.

Bourrée d’électronique, cette boîte propose d’abord de régler la question des achats qui arrivent endommagés, en retard, voire jamais… « Le suivi et le contrôle du contenu est assuré en temps réel grâce à un GPS, un capteur de chocs, de température et d’humidité, et même une caméra intégrée, détaille Stéphane Lerays, cofondateur de Living Packets, start-up européenne de 40 salariés, dont le siège est situé à Sainte-Luce. La perte ou la détérioration, c’est un problème crucial pour les e-commerçants. Le respect des délais aussi, surtout quand le client attend plusieurs heures chez lui pour un colis qui n’arrive pas ! »

Réutilisable un millier de fois

Mais The Box vise aussi à limiter les emballages superflus, alors que la filière de recyclage du carton peine à répondre à toute la demande. « Ce nouveau mode de consommation crée un vrai problème en termes de déchets, assure Stéphane Lerays. The Box est réutilisable jusqu’à un millier de fois et il n’y a plus besoin d’étiquette ou de scotch, tout se passe sur un écran » Fini aussi papier bulle ou chips en polystyrène, l’emballage (qui peut s’aplatir pour ressembler à une grande enveloppe, notamment pour l’envoi de documents) propose un filet de maintien à l’intérieur.

Avec ce produit, Living Packets a déjà séduit différentes entreprises jusqu’au géant du e-commerce Cdiscount, qui vient de tester ce drôle d’emballage en conditions réelles auprès de 150 clients de la région bordelaise. En janvier, c’est Orange qui renouvellera l’expérience pour l’envoi et le retour de matériels dans ses boutiques. Et au printemps, le grand public pourra lui aussi découvrir The Box (2€ l’envoi), soit via des commerces partenaires qui réceptionneront et redistribueront les emballages, soit en réutilisant à des fins personnelles une boîte reçue à la suite d’un achat sur un site marchand par exemple.

La boîte, conçue et assemblée à Nantes, devrait être produite à 500.000 exemplaires en 2020. Pour l’année suivante, Living Packets, qui présentera son innovation le mois prochain au CES de Las Vegas, a l’ambition d’en mettre 4 millions en circulation, et développer de nouveaux formats.

Living packets s'était fait connaître il y a un an en proposant aux passagers des trains de devenir transporteurs de colis. Un projet qui a été «mis de côté pour le moment», le temps du développement de The Box.