Montpellier : Vingt-cinq ans après « Rayman », comment Ubisoft mise toujours à fond sur l’Hérault

JEUX VIDEO « 20 Minutes » a profité de l’inauguration du nouveau vaisseau amiral d’Ubisoft, à Castelnau-le-Lez (Hérault), pour savoir si le studio héraultais était encore parmi les meilleurs

Nicolas Bonzom

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Dans les studios d'Ubisoft à Montpellier
Dans les studios d'Ubisoft à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse

Le studio d'Ubisoft​ à Montpellier n’est pas un studio comme les autres pour le géant français de l’industrie vidéoludique. C’est ici, au milieu des années 1990, que Michel Ancel, éreinté de la vie parisienne, est venu créer Rayman. C’est ici aussi qu’ont vu le jour Beyond good and evil, en 2003, ou les Lapins crétins, en 2006.

20 Minutes a profité de l’inauguration en grande pompe du nouveau vaisseau amiral d’Ubisoft, à Castelnau-le-Lez, pour savoir si le studio français misait toujours à fond sur son antenne de Montpellier. Spoiler : oui, plus que jamais. « Montpellier, c’est l’un des plus gros studios d’Ubisoft, confie Yves Guillemot, cofondateur de l’entreprise. Rayman a été créé ici. C’est un studio qui a su montrer la voie de l’innovation. »

Dans les studios d'Ubisoft à Montpellier
Dans les studios d'Ubisoft à Montpellier - N. Bonzom / Maxele Presse

La promesse de « Beyond good and evil 2 »

Au dernier étage du nouveau bâtiment, on travaille d’ailleurs sur ce qui sera sans doute le hit de ces prochaines années : Beyond good and evil 2. « C’est l’un des plus gros projets jamais imaginés dans cette société et peut-être même dans l’histoire du jeu vidéo, assure Michel Ancel, le directeur créatif du jeu. Il est gros par son ambition, mais aussi sa dimension. Un jeu vidéo, c’est comme un décor de cinéma. A un moment ou à un autre, il n’y a plus rien. La promesse de ce jeu, c’est un voyage sans limite. »

« A Montpellier, depuis le début, il y a des ingénieurs vraiment exceptionnels, qui ont créé les tout premiers moteurs d’Ubisoft, reprend Guillaume Brunier, producteur du jeu. Et on a aussi ce grain de folie qui nous permet d’oser des choses, de tenter. On s’attaque à des gros défis, on nous prend d’ailleurs un peu pour des fous parfois ! »

Une image de la bande-annonce de «Beyond Good & Evil 2», la suite du jeu d'Ubisoft de 2003.
Une image de la bande-annonce de «Beyond Good & Evil 2», la suite du jeu d'Ubisoft de 2003. - UBISOFT

Si à Montpellier, Ubisoft promet d’innover, ce n’est pas seulement avec le nouveau Beyond good and evil. C’est aussi ici, dans le plus grand secret, qu’a été développé Rayman Mini, qui sortira ce jeudi en exclusivité sur Apple Arcade.

Rayman Mini
Rayman Mini - Ubisoft

A fond sur la réalité virtuelle

A Castelnau-le-Lez, on mise aussi à fond sur la réalité virtuelle. Space Junkies, le premier jeu VR d’Ubisoft, dévoilé en 2018, a été créé dans l’Hérault. Mais ce shooter spatial, qui met en scène des combattants munis de jet-packs, devrait être le premier d’une longue lignée de jeux made in Montpellier utilisant cette nouvelle technologie.

Space Junkies, développé par Ubisoft.
Space Junkies, développé par Ubisoft. - Ubisoft

« Nous développons ici notre propre moteur technologique, qu’on appelle Brigitte, indique Adrien Lacey, producteur VR à Ubisoft Montpellier. Nous travaillons sur la prochaine génération, sur les solutions pour faciliter les choses pour les développeurs et les joueurs. Nous sommes un véritable laboratoire de recherche. » Le conseil régional d’Occitanie a d’ailleurs accordé au studio montpelliérain une aide d’1,87 million d’euros, dans le cadre du projet Uramate, qui a pour objectif d’aller dénicher de nouvelles façons de jouer, notamment à travers l’utilisation de l’intelligence artificielle.

A Montpellier, 350 salariés ont rejoint le nouveau bâtiment. A terme, 150 de plus devraient débarquer. Une preuve de plus de l’essor du studio héraultais.