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Big Ben ou la success story d'une entreprise nordiste de jeux vidéo

Jeux vidéo: Du marché de Wazemmes au marché mondial, la success-story d'une entreprise nordiste de jeux vidéo

BELLE HISTOIRELancée en 1981 sur le marché de Wazemmes, la société nordiste réalise désormais 245 millions d’euros de chiffre d’affaires
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • Big Ben Interactive a été créée il y a près de 40 ans dans le Nord.
  • Après avoir d’abord vendu des montres, la société est devenue leader mondial de l’accessoire pour consoles vidéos.
  • Désormais distributeur, éditeur et producteur de jeux vidéo, l’entreprise veut devenir u acteur majeur sur le marché du jeu vidéo

Les fans de courses virtuelles l’attendent avec impatience. Dans les prochains jours, la sortie de WRC 8, jeu de simulation de rallye auto sur console vidéo, va faire parler dans le milieu. Un retentissement mondial qui prend sa source à la zone industrielle de Lesquin.

Peu de monde le sait mais c’est bien dans les locaux de Big Ben que la conception du célèbre jeu vidéo s’est faite. L’entreprise nordiste, qui vient de racheter quatre studios de production en un an, veut désormais s’affirmer comme l’un des acteurs phares du genre.

Devenir leader mondial dans trois à cinq ans

« On veut devenir le leader mondial des AA d’ici trois à cinq ans. Pour résumer, les AAA sont les blockbusters des jeux vidéo. Ce sont des jeux à plusieurs centaines de millions de dollars développés par des sociétés comme Ubisoft ou Electronic Arts. Le AA est le degré juste en dessous qui s’adresse à une clientèle de spécialistes, moins grand public. Pour les satisfaire, il faut être au top et on a besoin d’avoir des propositions très qualitatives », explique Benoît Clerc, directeur éditorial de Big Ben.

Spécialisée dans les jeux vidéo de sports mécaniques, d’action aventure, de fantasy science-fiction ou encore de sport plus classiques (cyclisme, tennis, rugby, volley…), Big Ben édite en moyenne quinze jeux vidéo par an.

245 millions d’euros de chiffre d’affaires

Cotée en Bourse, l’entreprise a réalisé 245 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2018. Avec 650 salariés et cinq filiales réparties dans le monde, la société nordiste poursuit une expansion démarrée en 1981 sur le marché de Wazemmes.

A cette époque, un certain Alain Falc, tout juste sorti d’une école d’ingénieur de Lille, se décide à vendre des montres LCD sur les marchés. Une activité horlogère qui le pousse à baptiser sa société Big Ben du nom de la célèbre horloge londonienne. Très vite, le succès est au rendez-vous mais l’homme d’affaires cherche à diversifier son business.

Plusieurs activités qui cartonnent

« Quand il allait acheter ses montres en Chine dans les années 90, il s’est rendu compte du succès croissant du jeu vidéo. Et c’est comme ça que Big Ben est devenue accessoiriste (cartes mémoires, bagages, câbles, manettes…) pour console de jeux vidéo », explique Benoît Clerc.

Une activité dans laquelle la société nordiste est devenue leader du marché mondial avec des produits comme la manette Nacon Revolution qui fait un carton chez les spécialistes de e-sport. Et ce n’est pas tout car Big Ben est également leader français des accessoires pour téléphones mobiles (coques, verres…) et fait également un carton avec des produits audio dont des enceintes lumineuses en formes d’animaux qui marchent très bien chez les enfants. Sans oublier la distribution, l’édition et la production de jeux vidéo.

Qu’il semble bien loin le temps du marché de Wazemmes. Après avoir donné l’heure aux Lillois, Big Ben fait désormais jouer la planète entière. La petite société lilloise a bien grandi.