01:48
Robe babydoll : A plus de 65 ans, elle s’impose de nouveau en haute couture en 2023
Tendance mode•Tory Burch, Aknvas, ou encore Michael Kors, la mettent à l’honneur dans leurs collections20 Minutes avec agences
De Brigitte Bardot à Jane Birkin en passant par Marilyn Monroe, la robe babydoll a sublimé la silhouette des plus grandes icônes de mode. Six décennies plus tard, elle fait son grand retour sur le devant de la scène. Déjà au printemps dernier avec la tendance « dollcore », cette pièce a été revisitée pour l’occasion à la sauce kitsch et girly. Puis sur le red carpet ou les podiums de la Fashion Week de New York, sous la houlette des plus grandes maisons de luxe. Une tendance qui n’est pas passée inaperçue…
Robe mythique né à la fin des années 1950
On la reconnaît facilement : Courte, ample, et légère. La robe babydoll est subtilement évasée, prenant la forme d’un trapèze, et se porte alors généralement ornée de motifs psychédéliques, avec des bottes hautes à talon.
C’est le film « Baby Doll » d’Elia Kazan, dans lequel Carroll Baker est vêtue d’une mini-robe légèrement évasée, proche d’une pièce de lingerie, qui marque les débuts de ce modèle, en 1956. Mais son succès aura lieu deux ans plus tard, sous l’impulsion du couturier visionnaire Cristobal Balenciaga. Brigitte Bardot, Jane Birkin, Marilyn Monroe, ou encore Françoise Hardy l’exhibaient dans tous les imprimés et toutes les teintes possibles et imaginables, symbolisant une décennie placée sous le signe de la liberté et de l’insouciance.
Aujourd’hui, elle s’invite sur les tapis rouges. Lily-Rose Depp à Cannes, Anya Taylor-Joy aux BAFTA 2023, Jenna Ortega version dark au gala du Met, renforcent l’engouement autour de ce vêtement. Sur les réseaux sociaux, le succès est également au rendez-vous avec plus de 40 millions de vues pour le hashtag #babydolldress.
Une réinterprétation plus moderne et épurée de la robe baby doll
Mais ce sont les plus grandes maisons de mode qui ont achevé d’entériner le retour de la robe babydoll à la Fashion Week de New York. L’icône des sixties n’a rien perdu de ses caractéristiques initiales, notamment sa forme trapèze caractéristique, mais se révèle sous un jour nouveau, moderne et minimaliste. Exit les imprimés psychédéliques, place à des robes unies, déclinées dans des teintes sobres, la plupart du temps, comme chez Tory Burch, Aknvas, ou encore Michael Kors, et dans diverses matières comme la dentelle, le tulle, la maille, ou le satin. Autant de propositions qui devraient ravir le plus grand nombre.
Notons que Carolina Herrera est sans doute la maison qui est restée la plus fidèle au modèle d’origine, que ce soit dans les coupes ou les couleurs et motifs proposés. On retrouve notamment la robe babydoll dans un jaune vibrant ultra-lumineux, ou recouverte de fleurs ou de pois, pour un total look inspiré des sixties. Peu importe comment elle s’exhibe, la robe babydoll est prête à s’imposer de nouveau dans le dressing des femmes, signant au passage le retour d’une garde-robe placée sous le signe de la féminité et de la légèreté.



















