Fashion week de Londres : quand les Monster trucks inspirent les créateurs
belle carrosserie•La styliste ukrainienne Masha Popova a proposé une collection inspiré des énormes 4X4 Monster trucks à la Fashion Week londonienne20 Minutes avec AFP
Moins prestigieuses que les semaines de la mode parisiennes, milanaises ou new-yorkaise, la Fashion Week londonienne se démarque avec la mise en valeur de jeunes créateurs qui dessinent l’avenir de la mode mais aussi des modèles plus inclusifs et moins normés. Ce positionnement original a aussi un impact sur les créations présentées et les sources d’inspiration des stylistes sont parfois surprenantes… Ainsi, l’Ukrainienne Masha Popova s’est tournée du côté des énormes 4X4 Monster trucks, alors que la Chinoise Susan Fang a créé une série de robes aériennes.
Les Monster trucks de Masha Popova
Chez Masha Popova, les jupes sont mini, la taille est toujours basse, et les jeans sont même décolletés sur les hanches.
La créatrice ukrainienne connue pour son « obsession du maniement du denim », a encore une fois travaillé cette matière. Cette fois, le denim est teinté, délavé, usé, éraflé ou transformé en patchwork pour lui donner un aspect « résistant », « solide ».
La collection intitulée « Monster » fait référence aux Monster trucks, ces véhicules 4X4 aux roues surdimensionnées. La « palette de couleur électrisante » jusque dans les cheveux de certains modèles rappelle les carrosseries clinquantes de ces engins. Les modèles filiformes (à l’exception d’une seule mannequin grande taille) défilent au rythme d’une musique techno ponctuée de vrombissements de moteur.
La créatrice ukrainienne comptait parmi ses invités de marque la fine fleur de TikTok, de la superstar du réseau social Abby Roberts, suivie par plus de 16 millions de personnes, ou sa soeur Charlotte Roberts, qui compte près de 9 millions de followers, jusqu’à la créatrice de contenu mode et mannequin Emma Winder.
Pourtant pas une amatrice du « double denim » (comprendre des ensembles totalement en denim), Emma Winder a beaucoup apprécié les tons et l’apparence « terreuse » donnée aux vêtements, a-t-elle confié à l’AFP à la sortie du défilé.
Une robe composée de 600 arbres de perles chez Susan Fang
La Chinoise Susan Fang a créé sa marque en 2017, juste après avoir été diplômée de l’université londonienne Central Saint Martins. Depuis, elle a fait des robes à l’apparence légère grâce des textiles aériens, sa marque de fabrique.
Pour le printemps et l’été 2024, elle a accroché de grandes ailes blanches de cerfs-volants au-dessus des mannequins qui défilent : elles représentent « la civilisation humaine et les émotions », à côté d’un personnage, « un robot froid », lui aussi fait de voiles blanches.
Elle propose des robes et des jupes faites de volants en tulle. Ses jupes noires, rose pâle ou crème, qui arrivent sous le genou, se portent avec de simples brassières qui recouvrent à peine la poitrine.
La créatrice a aussi conçu une jupe toute en perles, qui tombe en frange aux chevilles.
Aux pieds, les sandales d’été se portent avec des chaussettes marquées des initiales « SF ».
La pièce la plus spectaculaire est une robe composée de 600 arbres de perles fabriqués à la main, principalement par des femmes issues de minorités chinoises. Susan Fang a voulu créer « un ensemble ressemblant à l’arbre de vie, rayonnant l’énergie pure de la vie humaine ».
Parmi les mannequins, défile en jupe courte une femme ayant une prothèse à la place de la jambe droite. Le British Fashion Council (BFC), l’organisateur de la Fashion week de Londres, veut que l’événement soit de plus en plus « inclusif ». De fait, sur les podiums, des femmes de toutes les origines ont défilé, ainsi que plusieurs mannequins grande taille, et désormais une femme avec un handicap visible. Les défilés se poursuivent dimanche avec Sinead Gorey et Erdem.


















