Guide Michelin : Coutanceau retrouve sa 3e étoile, Hugo Roellinger égale son père
voie lactée•La cérémonie du Guide Michelin, ce lundi à Metz, a permis à deux restaurants de décrocher leur troisième étoileThibaut Gagnepain
De notre envoyé spécial à Metz (Moselle),
Une ambiance feutrée, loin de leurs habituelles cuisines. Les meilleurs chefs français se sont réunis ce lundi pour la cérémonie annuelle des étoiles Michelin. Après Cognac, Strasbourg et Tours, le célèbre guide rouge l’avait cette fois organisée à Metz.
Délocalisé en région depuis 2021, l’événement dure maintenant plusieurs jours. Avec des expériences immersives, un village gourmand, des ateliers et, première pour cette édition, un match de foot ! Où les hommes en blanc, dont le triple étoilé Arnaud Donckele, ont pu voir qu’ils étaient plus habiles avec leurs mains… Emmenés par Robert Pirès, les anciens du FC Metz leur ont infligé un 10-2 dimanche.
Mais c’est bien derrière les fourneaux que les chefs sont les meilleurs. La cérémonie du Guide Michelin l’a rappelé. Le moment n’était plus aux déclassements, comme celui de la maison Georges Blanc passée de trois à deux étoiles la semaine dernière, mais à la célébration de la gastronomie française.
« La sélection est généreuse. Pas parce que nos critères ont changé mais parce que le talent, lui, est partout », a prévenu d’entrée le patron du guide rouge Gwendal Poullennec. Avant d’annoncer « 78 nouvelles étoiles » dont « près de la moitié ont ouvert récemment. »
Etchebest en habitué
Dans le détail, 57 ont récompensé des établissements jusque-là jamais référencés. Comme le restaurant « Ginko », à Lille, de Valentina Giacobbe. A 30 ans, celle qui est aussi propriétaire des lieux a également reçu le prix du jeune chef. Plus au sud, la Pomme d’Or, dirigée par Yann Tournier à Sancerre (Cher), a décroché sa première distinction seulement deux ans après son ouverture. Les tables de Sechez-Nous (Margencel, Haute-Savoie), du Vaisseau (Paris) d’Adrien Cachot, de La Palme d’Or à Cannes de Jean Imbert, peuvent aussi être citées.
A l’étage supérieur, neuf chefs ont obtenu leur deuxième étoile. Le plus célèbre ? Le très médiatique juré de Top Chef Philippe Etchebest, récompensé pour son adresse place des Chartrons de la capitale girondine. Où il réinterprète notamment l’entrecôte bordelaise. A Paris, les chefs japonais Tomoyuki Yoshinaga et Shinichi Sato sont tous les deux montés en grade cette année, un an après leur apparition dans le guide rouge.
Très attendu, le palmarès des triples étoilés a été révélé en toute fin de cérémonie. Avec, cette année, deux nouveaux. Dont un nom bien connu… « C’est un battant, un homme de conviction. Il m’avait dit je reviendrai. Il avait raison ! », a chauffé la sale Gwendal Poullennec avant de révéler l’identité de… Christopher Coutanceau. Tout sauf un inconnu puisque le chef installé à La Rochelle était sorti de ce prestigieux cercle en 2023.
Lui non plus n’est pas inconnu… Enfin, il avait un prénom à se faire. Dans la droite lignée de son père Olivier avant lui, Hugo Roellinger a décroché le graal de la troisième étoile. « Je suis assez fier de les ramener en Bretagne, ce sont trois étoiles de mer », a déclaré le chef du restaurant Le Coquillage, à Cancale, qui n’a pu cacher quelques larmes « Mes parents m’ont inspiré ce métier-là. Ces trois étoiles, elles sont pour vous papa maman. »



















