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Mieux manger fait du bien à votre corps en même temps qu’à la planète

Nouvel indice PHDI : Mieux manger fait du bien à votre corps en même temps qu’à la planète

HEALTHYCéréales complètes, fruits, légumes, noix, huiles non saturées… Ces aliments sains réduisent aussi l’impact carbone de votre assiette
20 Minutes avec agences

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Des chercheurs ont établi un nouvel indice alimentaire baptisé Planetary Health Diet Index (PHDI), qui se base à la fois sur une alimentation respectueuse de la planète et des régimes bons pour la santé. Le but étant de créer un outil simple, « que les décideurs politiques et les praticiens de la santé publique pourraient utiliser pour élaborer des stratégies visant à améliorer la santé publique et à faire face à la crise climatique », précise un communiqué.

Des recherches qui ont fait leurs preuves

Les personnes qui suivent un régime alimentaire plus respectueux de l’environnement auraient 25 % moins de risques de mourir au cours d’une période de suivi de plus de 30 ans, comparé à celles qui mangent régulièrement des aliments moins respectueux de l’environnement, comme des œufs ou la viande rouge, d’après la recherche dirigée par Linh Bui. Le fait de manger des produits non carnés au profit des recettes à base de végétaux serait associé à une réduction de décès par cancer ou maladie cardiovasculaire inférieur de 15 %. Les bénéfices seraient encore plus élevés pour les maladies neurodégénératives et respiratoires, avec une diminution des risques de décès respectivement estimée à 20 % et à 50 %.

Une étude qui a encore ses limites

Les résultats de ces travaux ont été présentés lors du congrès annuel de l’American Society for Nutrition, qui s’est tenu du 22 au 25 juillet à Boston. Linh Bui précise toutefois que l’indice PHDI ne reflète pas nécessairement tous les produits alimentaires et leurs relations avec toutes les maladies majeures dans tous les pays. « Les personnes souffrant de problèmes de santé spécifiques, de restrictions religieuses ou d’une accessibilité différente aux aliments en raison de leur statut socio-économique ou de la disponibilité des aliments peuvent être confrontées à des difficultés dans l’adoption d’un régime alimentaire plus durable. Des recherches plus approfondies pourraient permettre d’élucider et de surmonter ces obstacles », ajoute-t-elle.