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Pourquoi pleure-t-on ?

Pourquoi pleure-t-on ?

mélodrameSi on pleure, c’est qu’on est triste, fin de l’article, enfin pas tout à fait
Frédéric Henry pour 20 Minutes

Frédéric Henry pour 20 Minutes

L'essentiel

  • Les pleurs découlent d’une forte réaction émotionnelle.
  • La fonction biologique du phénomène reste inexpliquée.
  • Il pourrait servir à générer de l’empathie ou à détendre.

Pour rappel, les larmes ont une utilité : garder nos yeux humides et, lorsqu’ils sont agressés par une substance hostile, les nettoyer en évacuant ladite substance. Normal, donc, de pleurer quand on se prend du poivre en pleine figure. Par contre, rien n’explique en quoi ça aide à surmonter une rupture amoureuse. La question intrigue de longue date et reste en suspens, mais on a quand même quelques éléments de réponse, que nous vous livrons ici.

Quand Darwin s’en mêle

Pour mieux comprendre la problématique, il faut garder en tête que, du point de vue des chercheurs, pleurer doit représenter un avantage évolutif. Si ce comportement ne servait absolument à rien, pourquoi perdurerait-il depuis des centaines de milliers d’années ? Or, l’homme est un animal social : la survie de l’individu dépend de la cohésion du groupe.

S’attirer la sympathie du groupe

Une hypothèse aujourd’hui dominante est donc que les larmes sont un moyen d’attirer vers soi la sympathie des autres. La douleur, qu’elle soit physique ou psychologique, entraîne une vulnérabilité momentanée : resserrer le groupe autour de soi a donc du sens (notamment pour les enfants en bas âge).

Partager une victoire

Oui, mais alors, pourquoi pleure-t-on aussi parfois de joie ? Si les larmes attirent la sympathie, amplifier le sentiment de partage face à un grand bonheur (par exemple, trouver de la nourriture après des semaines de disette) renforce la cohésion du groupe, donc la faculté des individus qui le composent à collaborer.

Détendre l’organisme

Certains spécialistes suggèrent que pleurer pourrait entraîner un relâchement de l’organisme, ce qui en ferait une réponse adaptée au stress. On sait, par exemple, qu’une crise de larmes augmente la production de certaines hormones à cet effet.