« Divorce du sommeil » : Faut-il faire chambre à part pour mieux dormir ?
dodo•Pour lutter contre les mauvaises nuits, 45 % des Américains en couple s’avouent tentés de dormir séparément20 Minutes avec agences
Plutôt que de compter les moutons, les Américains font chambre à part ! Une façon de lutter contre les insomnies provoquées par un partenaire particulièrement bruyant. Une étude réalisée en mars 2023 par l’American Academy of Sleep Medicine (AASM), dévoile que 45 % des Américains préféreraient dormir dans une autre pièce afin de bénéficier d’un sommeil profond. Alors que la fatigue peut être à l’origine de nombreuses disputes, certains couples adoptent de nouvelles routines : s’endormir plus tard ou plus tôt, utiliser des bouchons d’oreille ou se coucher systématiquement dans une autre pièce pour 15 % des interrogés. Un « divorce du sommeil » pour ne pas mettre en péril la relation, qui interroge tout de même sur la santé.
Le divorce du sommeil
Les hommes se disent plus volontiers prêts à dormir dans une autre pièce, dans une chambre d’ami ou sur le canapé. Ils seraient 45 % à le faire occasionnellement ou régulièrement, contre un quart des femmes. Le pourcentage de personnes susceptibles de pratiquer le « divorce du sommeil » fluctue également en fonction de la génération. 43 % des Milléniaux déclarent faire chambre à part pour mieux dormir, suivis par les X (33 %), les Z (28 %) et les Baby-boomers (22 %).
Choisir de dormir dans une autre pièce afin de privilégier sa qualité de sommeil n’a rien d’étonnant pour le Dr Seema Khosla, pneumologue et porte-parole de l’AASM. « Nous savons qu’un sommeil insuffisant peut détériorer l’humeur et que les personnes qui manquent de sommeil sont plus susceptibles de se disputer avec leur partenaire. Il peut y avoir un certain ressentiment envers la personne à l’origine de la perturbation du sommeil, ce qui peut avoir un impact négatif sur les relations », explique-t-elle dans un communiqué. « Une bonne nuit de sommeil est importante pour la santé et le bonheur, il n’est donc pas surprenant que certains couples choisissent de dormir séparément pour leur bien-être général. »
Des nuisances à contrôler
« Si ce sont les ronflements bruyants de l’un des partenaires qui conduisent à des espaces de sommeil séparés, vous devriez encourager ce partenaire à consulter un médecin au sujet de l’apnée obstructive du sommeil. Cela s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes qui ronflent », poursuit-elle. Au-delà de la nuisance sonore, les ronflements peuvent être un symptôme de l’apnée du sommeil, particulièrement s’ils sont accompagnés « d’étouffements, de halètements ou de pauses respiratoires silencieuses pendant le sommeil », prévient l’étude.
En France, l’apnée du sommeil, ou le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) concernerait 4 % de la population selon le site de l’assurance maladie. Elle causerait une grande fatigue, des somnolences anormales en journée, des maux de tête matinaux, des difficultés de concentration, voire des pertes de mémoire.



















