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Un pain brioché croisé avec un croissant… Ça vaut quoi le salted bread ?

Entre un croissant, une brioche et du pain… Ça vaut quoi le salted bread ?

poudre de perlin Pain pain ?A Paris, Salted Boy, une adresse spécialisée dans le salted bread, une viennoiserie née au Japon et popularisée en Corée, a ouvert ses portes. Les files d’attente devant l’adresse sont-elles méritées ?
Entre un croissant, une brioche et du pain... Ca vaut quoi le salted bread ?
Fiona Bonassin

Fiona Bonassin

L'essentiel

  • Le salted bread est une nouvelle tendance food popularisée sur TikTok et Instagram, décrit par Anthony Nguyen comme « une brioche avec du croustillant comme un croissant et du sel comme un bretzel ».
  • La boutique Salted Boy, ouverte le 1er septembre au 4, rue Réaumur à Paris, connaît un succès immédiat grâce aux réseaux sociaux et au bouche à oreille.
  • L’équipe prévoit de diversifier l’offre au-delà du produit nature (3,50 euros) et enrobé de chocolat (4,50 euros), avec des projets de sandwichs et de recettes variées, car selon Anthony Nguyen « cette viennoiserie est tellement déclinable ».

On l’a vu partout sur TikTok et Instagram : ce petit pain doré, brillant, saupoudré de gros sel, qu’on ouvre pour découvrir un cœur moelleux et un trou beurré. Le salted bread (ou shio pan en japonais et sogeum-ppang en coréen) est la nouvelle tendance food du moment.

A Paris des adresses comme Salted Boy lui consacrent des boutiques. Alors, entre le croissant qui croustille, la brioche ultra-riche et le pain du quotidien, où se situe-t-il vraiment ? Et est-ce que ça vaut le détour (et le beurre) ?

Le goût du réconfort

En ce vendredi matin, les clients se succèdent pour récupérer leur petit pain chaud. Pas une minute de répit pour Anthony Nguyen, l’un des cofondateurs de Salted Boy, et ses équipes. Le tourier de formation n’avait jamais pensé à cette petite viennoiserie japonaise popularisée en Corée. C’est l’un des fondateurs Maxime Gaffory qui va le pousser à tester des recettes. « Le produit, je ne l’avais jamais goûté quand j’ai commencé à penser au projet. Le salted bread il peut être à la fois simple mais complexe à faire connaître. C’est du beurre comme une brioche, du croustillant comme un croissant et du sel comme un bretzel. On en mange plus que des croissants », résume Anthony Nguyen.

Ouverte seulement depuis le 1er septembre, l’adresse fait déjà beaucoup parler, que ce soit sur les réseaux sociaux ou via le bouche à oreille. « J’ai vu beaucoup de retours sur TikTok de créateurs de contenu je voulais donc venir tester… Je ne suis pas déçue c’est délicieux et c’est très réconfortant. » reconnaît Indira une Parisienne croisée devant la boutique. Les spécialistes de la viennoiserie eux aussi rêvent de goûter le salted bred vendu par Anthony et ses potes. Julie qui fait des brioches à Marseille rêve qu'« une adresse ouvre chez nous. Ce petit pain il a l’air vraiment réconfortant, gourmand et addictif. »

Le futur déjà dans les têtes

Si commencer un business en se concentrant sur un seul produit peut être risqué. L’homme d’affaire et surtout tourier avoue que « jamais je n’aurais ouvert une adresse avec un autre mono-produit. Cette viennoiserie est tellement déclinable. En Corée elle se mange fourrée, sucrée, salée, vide… Bref on a de quoi faire. »

Rue Réaumur à Paris, l’équipe composée de huit personnes risque de vite s’agrandir compte tenu du succès. Anthony Ngueyen voit déjà loin pour son adresse. « L’idée c’est de commencer par proposer des recettes simples pour faire venir les clients », explique le boss. Aujourd’hui le pain salé coûte 3,50 euros nature, et 4,50 euros enrobé de chocolat. Les gourmands peuvent le tremper dans de la crème chocolat, de la vache qui rit ou de la crème coco pandan. « Mais on pense déjà à des sandwichs, des recettes salées et sucrées… Les possibilités sont infinies et on a déjà testé une recette au zaatar et huile d’olive qui est incroyable ! » s’enthousiasme le franco vietnamien.