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Les ventes physiques de « Resident Evil Requiem » cartonnent en France

La version physique de « Resident Evil Requiem » fait un carton en France, pas aux USA

Boîte videSelon une étude récente, 55 % des ventes françaises du jeu sont en version « physique », contre seulement 22 % aux États-Unis
Resident Evil Requiem : entre épouvante et action
Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

L'essentiel

  • En France, 55 % des ventes de Resident Evil Requiem se font en version physique, contre seulement 22 % aux États-Unis, ce qui place la France en tête des marchés étudiés pour les ventes de jeux vidéo physiques.
  • D’autres pays comme le Japon (51 %), l’Australie (43 %) et le Royaume-Uni (40 %) maintiennent également des parts significatives de ventes physiques, prouvant que « le passage au tout numérique est loin d’être uniforme ».
  • Resident Evil Requiem connaît un succès mondial exceptionnel avec plus de 8 millions d’exemplaires vendus fin août 2026, devenant le jeu de la franchise atteignant « le rythme le plus rapide jamais enregistré pour atteindre ce palier ».

Non, le jeu vidéo physique n’est pas tout à fait condamné. Le marché français en est la preuve vivante. D’après les chiffres d’Ampere Analysis, arrêtés à fin juin 2026, 55 % des ventes de Resident Evil Requiem en France se font encore en version physique. Aux États-Unis, le rapport de force est radicalement différent : Seules 22 % des ventes ont concerné la traditionnelle boîte avec son CD à l’intérieur, et 78 % pour une version « dématérialisée », avec un simple code de téléchargement. À l’heure où les boutiques numériques prennent une place de plus une plus importante, les irréductibles Français résistent donc encore et toujours à l’envahisseur.

En France, le physique, c’est important

Mais la France ne fait pas totalement cavalier seul. Selon une analyse d’Ampere, relayée par Christopher Dring de The Game Business, le Japon affiche lui aussi une majorité de ventes physiques, avec une part de 51 %. L’Australie atteint 43 %, tandis que le Royaume-Uni se situe à environ 40 %. Mais avec ses 55 %, la France décroche la première place du classement parmi les marchés étudiés. Un résultat d’autant plus frappant qu’il concerne un blockbuster mondial, et non une production destinée aux collectionneurs.

Alors pourquoi une telle différence ? Les données d’Ampere ne permettent pas de désigner un responsable précis. Les habitudes d’achat, le poids historique des magasins spécialisés, la distribution et le marché de l’occasion ont tous pu jouer un rôle prépondérant. Une chose est sûre, le passage au tout numérique est loin d’être uniforme. Et en France, le disque physique continue de peser lourd dans les ventes de plus gros jeux.

« Resident Evil Requiem » cartonne dans le monde entier

Le phénomène est encore plus intéressant quand on regarde les ventes du jeu. Lancé le 27 février dernier, Resident Evil Requiem a signé un démarrage exceptionnel pour Capcom. Le 16 mars, l’éditeur annonçait déjà plus de 6 millions d’exemplaires vendus, soit le rythme le plus rapide jamais enregistré pour atteindre ce palier dans l’histoire de la franchise « Resident Evil ». Et le raz-de-marée ne s’est pas arrêté là.

Au mois d’avril, le jeu de massacre de zombies franchissait les 7 millions d’exemplaires, avant de dépasser 8 millions de ventes cumulées fin août, selon les dernières données communiquées par Capcom. Autrement dit, Resident Evil Requiem cartonne partout, mais pas de la même manière. Aux États-Unis, le numérique règne en maître. En France, même en 2026, un AAA multiplateformes peut encore se vendre majoritairement sur disque. Qu’on se le dise, les jeux en physique sont encore loin d’avoir rendu les armes.